February 24, 2014 / 12:09 PM / 4 years ago

Le gouvernement égyptien démissionne

LE CAIRE (Reuters) - Le Premier ministre égyptien Hazem el Beblaoui a annoncé lundi la démission de son gouvernement, qui ouvre sans doute la voie à l’officialisation de la candidature du maréchal Abdel Fattah al Sissi, numéro un de l’armée, à l’élection présidentielle prévue dans l’année.

Le Premier ministre égyptien par intérim, Hazem el Beblaoui a confirmé lundi la démission de son gouvernement, annoncée un peu plus tôt sur le site internet du quotidien public Al Ahram. /Photo prise le 27 octobre 2013/REUTERS/Ben Job

“Aujourd’hui, le cabinet a pris la décision de présenter sa démission au président de la République”, a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée sans avancer de raison précise.

Le gouvernement, a-t-il poursuivi, “n’a ménagé aucun effort pour sortir l’Egypte de l’étroit tunnel (qu’elle traverse) sur le plan de la sécurité, des pressions économiques et de la confusion politique”, a-t-il ajouté.

Hazem al Beblaoui a été nommé à la tête du gouvernement après l’éviction du président Mohamed Morsi, déposé le 3 juillet par l’armée. Le président par intérim l’a chargé d’expédier les affaires courantes jusqu’aux prochaines élections.

Avant d’entrer en lice, Abdel Fattah al Sissi devait quitter ses fonctions de ministre de la Défense. Selon un membre de l’administration interrogé par Reuters, la démission de l’ensemble du gouvernement a été préférée à une initiative individuelle du maréchal, qui fait figure d’immense favori du scrutin.

“ÉTAPE NÉCESSAIRE”

“Il s’agit d’une étape nécessaire avant l’annonce de la candidature d’Al Sissi”, a-t-il déclaré.

Cette candidature ne manquera pas d’exacerber les tensions toujours vives entre partisans et adversaires de Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans.

Un millier de membres de la confrérie ont été tués et ses principaux dirigeants, dont l’ancien président, sont derrière les barreaux. Le mouvement lui-même a été classé parmi les organisations terroristes.

Pour une partie de la population égyptienne, Abdel Fattah al Sissi, objet d’un véritable culte de la personnalité, est l’homme fort dont le pays a besoin pour sortir de la crise politique et économique et relever les défis sécuritaires, notamment dans le Sinaï où une insurrection islamiste a fait des centaines de morts parmi les forces de sécurité.

Sa candidature devrait donc aboutir, trois ans après la “révolution du Nil” au retour au pouvoir de l’armée, qui a dirigé l’Egypte sans discontinuer du renversement de la monarchie en 1952-1953 à la chute d’Hosni Moubarak, en février 2011.

Asma Alsharif et Yasmine Saleh, Jean-Philippe Lefief pour le service français

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