February 20, 2014 / 9:09 AM / 4 years ago

Jean-Marc Ayrault veut une décision forte de l'UE sur l'Ukraine

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre français a souhaité jeudi que l’Union européenne prenne une “décision forte” sur l’Ukraine pour y relancer le dialogue politique et faire cesser les violences qui ont fait près d’une trentaine de morts ces dernières 48 heures.

Sur la place de l'Indépendance, à Kiev. Jean-Marc Ayrault a souhaité jeudi que l'Union européenne prenne une "décision forte" sur l'Ukraine pour y relancer le dialogue politique et faire cesser les violences qui ont fait près d'une trentaine de morts ces dernières 48 heures. /Photo prise le 20 février 2014/REUTERS/Vasily Fedosenko

Les ministres des Affaires étrangères français, allemand et polonais sont à Kiev, avant une réunion dans l’après-midi à Bruxelles des chefs de la diplomatie des 28 pays de l’UE consacrée à d’éventuelles sanctions.

“J’espère qu’une décision forte de sanctions graduelles ciblées sera prise”, a dit Jean-Marc Ayrault sur France Info.

“Je crois que ce qui sera privilégié par les Européens, et c’est une bonne chose, c’est de tout faire pour retrouver la voie du dialogue”, a-t-il ajouté.

Il a estimé que l’UE ne pouvait pas laisser un pays comme l’Ukraine s’enliser dans la violence à ses portes et qu’il fallait “parler franchement” à la Russie, qui soutient le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch.

“Les Européens doivent parler avec les Russes”, a dit Jean-Marc Ayrault. “Il faut une politique russe de l’UE, ce qui n’est pas toujours le cas.”

Viktor Ianoukovitch a annoncé mercredi soir avoir conclu une “trêve” avec l’opposition ukrainienne. Mais les manifestants hostiles au président ukrainien ont repris jeudi le contrôle de la place de l’Indépendance, à Kiev, après de nouveaux affrontements avec la police anti-émeutes.

Dans l’avion qui l’amenait dans la capitale ukrainienne, Laurent Fabius a pour sa part confié à BFMTV que la trêve annoncée ne durerait sans doute pas et qu’il n’y avait pas d’autre solution que d’organiser des élections.

“L’objectif de mon voyage c’est d’arrêter d’abord les massacres, d’annoncer qu’il va y avoir des sanctions ciblées qui vont être prises à Bruxelles, qui touchent les visas et le portefeuille, et c’est de discuter des moyens politiques, pour aller aux élections”, a déclaré le ministre français des Affaires étrangères.

A sa descente d’avion, il a précisé à Europe 1 que ces sanctions pourraient comprendre, outre la suppression de visas, le gel des avoirs d’un certain nombre de personnes.

Il a dit qu’il allait d’abord rencontrer les dirigeants de l’opposition, puis le président ukrainien.

“Il y a un énorme travail à faire mais on se heurte à la mauvaise volonté évidente des autorités qui pour le moment ne bougent pas”, a déclaré Laurent Fabius à la même radio.

“Le rôle de l’Europe, c’est faire en sorte que ces autorités bougent et acceptent vraiment le dialogue, ce qu’elles n’ont pas fait jusque maintenant”, a-t-il ajouté.

Emmanuel Jarry

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below