February 13, 2014 / 8:24 AM / 4 years ago

Une loi sur la fin de vie devra faire consensus, estime Ayrault

PARIS (Reuters) - Une nouvelle législation sur la fin de vie en France devra faire l’objet du “consensus le plus poussé”, a estimé jeudi Jean-Marc Ayrault alors que le Conseil d’Etat doit se pencher sur le cas d’un homme en état de conscience minimale.

Une nouvelle législation sur la fin de vie en France devra faire l'objet du "consensus le plus poussé", a estimé jeudi Jean-Marc Ayrault sur Europe 1, alors que le Conseil d'Etat doit se pencher sur le cas d'un homme en état de conscience minimale. /Photo d'archives/REUTERS

Le Premier ministre a refusé de se prononcer sur le cas particulier de Vincent Lambert, patient tétraplégique dont le maintien en vie est au coeur d’un conflit familial.

“Je ne veux pas faire la leçon, ni dire ce qu’il faut faire. On est au coeur même de la question humaine”, a-t-il déclaré sur Europe 1.

“C’est pour le Conseil d’Etat une lourde responsabilité et pour cette personne et sa famille, c’est un drame. D’autres personnes en France vivent un drame de cette nature”, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a rappelé la volonté du président François Hollande de faire évoluer la loi sur la fin de vie. Le Comité consultatif national d’éthique, qui a été saisi, doit rendre un avis à la fin du mois.

“Si on doit légiférer, il faudra le faire avec la recherche du consensus le plus poussé”, a dit Jean-Marc Ayrault à l’adresse de ceux qui prédisent une levée de boucliers en France, notamment de la part de l’Eglise catholique opposée à l’euthanasie.

“Ce sont des questions sensibles qui touchent à l’âme humaine et à la responsabilité la plus profonde. Sur des questions de cette nature, il faut plutôt rechercher le rassemblement que la division”, a-t-il souligné.

Sur France Inter, Marisol Touraine a estimé pour sa part qu’il ne lui appartenait pas en temps que ministre de la Santé de porter un jugement sur la situation personnelle de Vincent Lambert mais que “la clarification que va faire le Conseil d’Etat” serait “très utile” à la préparation d’une loi sur la fin de vie.

Selon elle, une évolution législative répondrait à une demande de la société française.

Elizabeth Pineau et Marion Douet

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