January 28, 2014 / 6:31 PM / in 4 years

Quatrième règlement de comptes mortel de l'année à Marseille

MARSEILLE (Reuters) - Un homme d’une quarantaine d’années a été abattu mardi d’une rafale de kalachnikov dans les quartiers nord de Marseille, a-t-on appris de source policière. Il s’agit du quatrième règlement de comptes mortel dans la cité phocéenne depuis le début de l’année.

Vue des quartiers nord de Marseille où un homme d'une cinquantaine d'années a été abattu mardi d'une rafale de kalachnikov par plusieurs individus qui ont pris la fuite dans un véhicule. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

La victime était en voiture quand elle a été prise pour cible par plusieurs individus qui ont pris la fuite dans un autre véhicule retrouvé incendié par les policiers.

L’agression s’est produite devant l’une des entrées d’immeuble de la cité Val Plan, dans le XIIIe arrondissement de la ville.

Une vingtaine de balles ont été tirées par les tueurs, mais aucune n’a touchée le fils de la victime, âgé de 10 ans, qui se trouvait à l’arrière du véhicule.

L’homme abattu, Lakhdar Medjou, était considéré comme un membre du milieu marseillais. En 2005, il avait été interpellé après avoir survolé en hélicoptère la prison de Villefranche-sur-Saône où était incarcéré le braqueur Pascal Payet, qu’il projetait sans doute de faire évader.

Selon une source proche de l’enquête, il a tenu un rôle majeur dans le trafic de stupéfiants de cette cité sensible de Marseille.

“Cette exécution intervient au lendemain de la présentation par (le ministre de l’intérieur) Manuel Valls de chiffres de la délinquance en amélioration, mais on s’aperçoit que la réalité des règlements de comptes reste tenace”, a déclaré à Reuters le délégué local du syndicat Alliance, David-Olivier Reverdy.

Samedi, le corps d’un homme de 47 ans tué d’une balle dans la tête avait été découvert à son domicile du XIIe arrondissement. Connu des services de police, il était considéré comme un membre du milieu marseillais.

En 2013, 17 règlements de comptes mortels ont été enregistrés dans le département des Bouches-du-Rhône, dont 15 à Marseille, la plupart sur fond de rivalités liées au trafic de stupéfiants dans les cités sensibles de la ville.

Jean-François Rosnoblet, édité par Jean-Philippe Lefief

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