January 25, 2014 / 8:28 AM / 5 years ago

Attentat au Caire au 3ème anniversaire de la révolution

LE CAIRE (Reuters) - Un nouvel attentat a secoué Le Caire samedi matin alors que l’Egypte commémore dans une atmosphère extrêmement tendue le troisième anniversaire du début du soulèvement populaire contre Hosni Moubarak en 2011.

Attentat vendredi au Caire. Un nouvel attentat a secoué la capitale égyptienne samedi matin alors que le pays commémore dans une atmosphère extrêmement tendue le troisième anniversaire du début du soulèvement populaire contre Hosni Moubarak en 2011. /Photo prise le 24 janvier 2014/REUTERS/Mohamed Abd El Ghany

L’explosion, qui n’a pas fait de blessé, selon le ministère de l’Intérieur, s’est produite près d’une académie de police de la capitale égyptienne, au lendemain d’une vague d’attentats contre les forces de l’ordre.

Les attentats de vendredi ont été revendiqués par Ansar Baït al Makdis, un groupe djihadiste du Sinaï lié à Al Qaïda, a indiqué samedi la société SITE de surveillance des sites islamistes.

Des groupes islamistes ont multiplié les attaques contre la police et l’armée depuis le renversement du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, en juillet dernier, et surtout la dispersion sanglante - plus d’un millier de morts - des sit-in de ses partisans en août au Caire.

Une répression implacable s’est parallèlement abattue sur les Frères musulmans, qui disent prôner une résistance “pacifique” mais ont été qualifiés en décembre d’organisation “terroriste” par le nouveau pouvoir après un précédent attentat revendiqué par Ansar Baït al Makdis.

La répression s’est récemment étendue aux autres voix discordantes, dont plusieurs figures de proue de la “révolution du Nil” de 2011, jetées en prison pour avoir contesté une nouvelle loi restreignant le droit de manifester, ce qui a suscité la critique des pays occidentaux et des défenseurs des droits de l’homme. Ces derniers dénoncent un climat de “revanche” de l’appareil sécuritaire et des partisans d’Hosni Moubarak.

De nouvelles violences sont redoutées pendant la journée de samedi lors des rassemblements prévus par les islamistes d’un côté, les partisans de l’armée de l’autre, qui appellent son chef, le général Abdel Fattah al Sissi, à se présenter à la présidentielle du printemps prochain.

Les lieux stratégiques du Caire, dont la place Tahrir, épicentre du soulèvement de 2011, ont été bouclés et des hélicoptères militaires survolent la ville quadrillée par la police et l’armée.

Michael Georgy, avec Sami Aboudi à Dubaï; Tangi Salaün pour le service français

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