January 18, 2014 / 6:43 PM / 5 years ago

Les opposants de la CNS acceptent de participer à Genève II

SILIVRI, Turquie (Reuters) - La Coalition nationale syrienne (CNS), principale organisation des opposants à Bachar al Assad, accepte de participer à la conférence de paix de Genève II, qui doit débuter la semaine prochaine en Suisse, a annoncé samedi soir le service de presse de la CNS.

A Alep. La Coalition nationale syrienne (CNS), principale organisation des opposants à Bachar al Assad, accepte de participer à la conférence de paix de Genève II, qui doit débuter la semaine prochaine en Suisse. /Photo prise le 18 janvier 2014/REUTERS/Ahmad Othman

La décision d’envoyer des représentants en Suisse a été prise après deux semaines de report et une séance de discussions marathon à Silivri, près d’Istanbul.

Par 58 voix pour et 14 contre, les délégués de la coalition ont approuvé le principe de s’asseoir à la table des négociations avec les émissaires du gouvernement de Bachar al Assad à partir de mercredi à Montreux.

Trois participants se sont abstenus tandis que 40 autres se sont retirés du vote souhaitant attendre l’arrivée à Istanbul des représentants des groupes combattants syriens réunis à Ankara.

Une autre réunion, rassemblant des miliciens syriens, se déroulait parallèlement à Ankara et il n’est pas certain que les participants à ces discussions séparées soutiennent la position de la CNS.

“Cela a été un vote difficile”, a reconnu le chef du service de presse de la CNS, Khaled Saleh. Le processus de Genève II sera une “bataille politique et médiatique, et par souci d’équilibre nous avons décidé que nous devions la mener en parallèle à la guerre sur le terrain”.

Installée en Turquie, la CNS dispose d’une influence limitée sur les groupes d’insurgés présents sur le terrain et son bras armé, le Conseil militaire suprême (CMS), est largement éclipsé par les rebelles islamistes et les combattants liés à Al Qaïda.

Le gouvernement de Damas a promis de participer à Genève II à partir du 22 janvier mais dénonce la mention d’une autorité de transition dans la lettre d’invitation adressée aux différentes parties.

Pour les autorités syriennes, la priorité est “de continuer à lutter contre le terrorisme”, qualificatif qu’elles emploient pour désigner les rebelles.

Le ministre français des Affaires étrangères a salué “le choix courageux” de la coalition syrienne de poursuivre “la recherche de la paix” en dépit “des provocations et des exactions du régime”.

“La France mettra tout en oeuvre pour que la conférence de Genève puisse déboucher sur la mise en place d’un gouvernement de transition doté des pleins pouvoirs exécutifs”, ajoute Laurent Fabius.

Dasha Afanasieva; Henri-Pierre André et Pierre Sérisier pour le service français

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