January 10, 2014 / 7:34 AM / 5 years ago

François Hollande envisage des poursuites pour l'affaire Gayet

PARIS (Reuters) - François Hollande déplore une atteinte au respect de la vie privée et étudie des suites judiciaires après la publication d’un article du magazine Closer évoquant une relation entre la comédienne Julie Gayet et le chef de l’Etat, dit-on à l’Elysée.

François Hollande déplore une atteinte au respect de la vie privée et examine des suites judiciaires, après la publication d'un reportage du magazine Closer évoquant une relation entre la comédienne Julie Gayet et le chef de l'Etat, a-t-on déclaré vendredi à l'Elysée. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

L’entourage présidentiel a dit “profondément regretter” ce reportage sans toutefois démentir la réalité de la liaison entre l’actrice de 41 ans et le président de 59 ans.

Dans sa dernière édition, parue vendredi, l’hebdomadaire publie des photographies qui montrent, selon Closer, le président de la République et Julie Gayet séparément devant un même immeuble, en sortant ou y entrant.

“François Hollande déplore profondément les atteintes au respect de la vie privée auquel il a droit, comme tout citoyen. Il examine les suites, y compris judiciaires, à apporter à cette parution”, déclare-t-on à l’Elysée.

François Hollande et son conseil, Me Jean-Pierre Mignard, décideront des suites juridiques à apporter “le cas échéant, après analyse et discussion”, précisait vendredi soir un conseiller du président.

L’homme qui apparaît sur les photos et monte à l’arrière d’un scooter sous l’oeil d’un garde du corps habituel du chef de l’Etat, selon des témoins, porte toutefois un casque intégral.

A la demande de Julie Gayet, Closer va retirer de son site internet les informations publiées sur cette prétendue liaison avec le président François Hollande, a annoncé la direction de la rédaction de l’hebdomadaire. “Mais cela ne remet pas en cause la véracité de nos informations”, a-t-elle précisé à Reuters.

PLAINTE DE GAYET EN 2013

On peut notamment lire dans le magazine : “Autour du jour de l’An, le chef de l’Etat, casque sur la tête, rejoint à scooter la comédienne dans son pied-à-terre où le président a pris l’habitude de passer la nuit”.

“Des photos étonnantes qui posent aussi la question de la sécurité du président. Le chef de l’Etat est accompagné d’un seul garde du corps qui protège le secret de ces rencontres avec la comédienne et apporte même les croissants”, ajoute-t-il.

Ces rencontres secrètes auraient lieu depuis juin 2013 dans un appartement du VIIIe arrondissement, selon l’hebdomadaire.

François Hollande vit depuis le milieu des années 2000 avec la journaliste Valérie Trierweiler. Cette dernière accompagne le chef de l’Etat lors de nombreux voyages à l’étranger et possède un bureau à l’Elysée. Contacté par Reuters, l’avocat de Valérie Trierweiler n’a pas souhaité réagir à cette publication.

Selon Closer, le couple présidentiel ne vit plus dans son appartement du XVe arrondissement de la capitale.

Le 28 mars dernier, Julie Gayet avait déposé plainte contre X auprès du parquet de Paris pour “atteinte à l’intimité de la vie privée” après la diffusion de rumeurs sur internet lui prêtant une relation avec François Hollande.

Julie Gayet a notamment tourné sous la direction d’Agnès Varda dans “Les Cents et une nuits” et d’Emmanuel Mouret dans “Un baiser s’il vous plaît”.

“PRESSE POUBELLE”

Comme le chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, la gauche s’est rangée derrière les déclarations de François Hollande, en invitant au respect de sa vie privée.

“Je ne vois pas en quoi, aujourd’hui, je devrais commenter une affaire qui est une affaire totalement privée. Et une affaire sur laquelle le président de la République a raison de dire qu’il entend y donner suite”, a-t-il déclaré sur France Info, mettant en cause une “presse poubelle”.

Interrogée à ce sujet, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a aussi souligné le droit au respect de la vie privée du chef de l’Etat, dans les cas où les citoyens ne sont pas financièrement mis à contribution.

“A partir du moment où cela ne coûte pas un centime au contribuable, comme cela pu être le cas lors du mandat de François Mitterrand, je considère que chacun à le droit au respect de sa vie privée”, a-t-elle déclaré sur i>TÉLÉ.

Dans le cas du président François Mitterrand (1981-1995), l’existence de sa fille Mazarine, née d’une liaison avec Anne Pingeot, n’avait été révélée au grand public qu’à la fin de son second septennat. On découvrit alors que la “deuxième famille” du président avait été logée pendant quatorze ans dans un appartement de l’Etat situé dans les beaux quartiers de Paris.

Elizabeth Pineau, Marion Douet et Gérard Bon, édité par Sophie Louet

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