January 6, 2014 / 11:54 AM / 4 years ago

La grève se poursuit à la SNCM

MARSEILLE (Reuters) - Les syndicats de la SNCM ont voté lundi la reconduite pour 24 heures du mouvement de grève qui paralyse depuis six jours le trafic de la compagnie maritime entre la Corse et le continent.

Les syndicats de la SNCM ont voté lundi la reconduite pour 24 heures du mouvement de grève qui paralyse depuis six jours le trafic de la compagnie maritime entre la Corse et le continent. /Photo prise le 2 janvier 2014/REUTERS/Philippe Laurenson

La poursuite de la grève a été votée lors d’une assemblée générale des personnels à bord du cargo-mixte Paglia Orba, bloqué à quai dans les bassins du port de Marseille.

“Le mouvement est reconduit en l’absence de réponse du gouvernement. Le taux de grévistes avoisine les 80% à la SNCM”, a dit à Reuters le délégué CGT Frédéric Alpozzo.

En revanche, le blocus du fret lancé la veille par le syndicat professionnel des transporteurs de la Corse (SPTC) a été levé à la suite d’un accord conclu lundi matin entre les représentants du monde agricole, les élus consulaires, les transporteurs et la compagnie maritime Corsica Ferries.

Le blocus avait été décidé par le SPTC pour dénoncer l’inaction du gouvernement et de Veolia qui n’ont pas anticipé la grève à la SNCM, alors que le préavis a été déposé selon lui “il y a trois semaines”.

Le transport du fret devait reprendre dès lundi soir, a confirmé à Corse-Matin Paul Trojani, le président de la CCI de Haute-Corse.

Avec environ 20.000 tonnes produites chaque année, dont 90% destinées à l’exportation, les clémentines corses étaient les principales cibles du blocus.

La Société nationale maritime Corse Méditerranée est détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25% par l’Etat et à 9% par ses salariés.

Les syndicats veulent obtenir du gouvernement des assurances sur l’avenir de la compagnie en difficulté.

PROJET INDUSTRIEL

Ils réclament un engagement clair de sa part à appliquer le projet industriel signé en juillet avec la direction et les actionnaires, qui ont notamment validé la commande de quatre navires et la suppression de 500 postes sans licenciements secs.

Une réunion était programmée lundi à Paris au ministère des Transports avec la fédération maritime CGT, selon une source syndicale.

Une autre rencontre, prévue jeudi, a été toutefois programmée de longue date entre la Direction des affaires maritimes et les partenaires sociaux pour évoquer le projet de décret du gouvernement censé réguler les conditions de concurrence.

“Autant dire que le gouvernement fait dans le dilatoire. Il recherche et prend la responsabilité de la prolongation du conflit”, estime le délégué CFE-CGC de l’entreprise, Maurice Perrin, qui réclame une réunion “sans délai avec le gouvernement”.

Selon une information du Journal du Dimanche, le groupe norvégien Siem Industries a manifesté son intérêt pour une reprise des activités de la SNCM, mais l’armateur français Christian Garin précise lundi dans Les Echos que ces discussions ont tourné court.

“J’ai bien proposé d’intervenir sur le financement de la nouvelle flotte avec l’appui d’un puissant industriel norvégien, mais c’était il y a huit mois”, explique-t-il.

“Ni l’Etat ni Veolia n’ont donné suite et nous avons refermé le dossier. Le contexte a changé. Je ne connais personne qui ferait une proposition semblable aujourd’hui”, ajoute-t-il.

Jean-François Rosnoblet, avec Roger Nicoli en Corse, édité par Sophie Louet

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