January 2, 2014 / 10:03 AM / in 5 years

Grève reconduite à la SNCM

MARSEILLE (Reuters) - Les syndicats de la SNCM ont voté jeudi la poursuite de la grève qui paralyse le trafic de la compagnie maritime entre la Corse et le continent.

Ferries à quai à Marseille. Les syndicats de la SNCM ont voté jeudi la poursuite de la grève qui paralyse le trafic de la compagnie maritime entre la Corse et le continent. Les personnels réclament le lancement d'un plan visant à assurer la survie de la compagnie maritime qui emploie 2.600 salariés. /Photo prise le 2 janvier 2014/REUTERS/Philippe Laurenson

La poursuite du mouvement entamé mercredi a été votée à l’unanimité en assemblée générale des personnels, précise une source syndicale, qui fait état d’un taux de grévistes proche de 80%.

Aucune desserte avec la Corse ne sera assurée dans les prochaines 24 heures.

Les personnels, qui décideront vendredi en assemblée générale de la suite à donner au mouvement, réclament le lancement d’un plan visant à assurer la survie de la compagnie maritime qui emploie 2.600 salariés.

La direction de la Société nationale maritime Corse Méditerranée a pour sa part indiqué à Reuters la préparation d’une procédure de plainte à l’encontre de Corsica Ferries pour des faits présumés de concurrence illégale.

Le dépôt d’une telle plainte est l’une des principales revendications des syndicats grévistes, qui demandent à l’Etat de s’engager dans une procédure identique vis-à-vis de la compagnie maritime battant pavillon italien, accusée de se livrer à un “dumping social”.

La direction de la SNCM a chiffré à près d’un million d’euros le coût des deux premiers jours d’une grève qui touche 4.000 passagers.

L’annonce d’une aide de 30 millions d’euros de l’Etat à la compagnie maritime, rendue publique mardi par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, n’a pas convaincu les syndicats.

Ces derniers réclament un engagement clair du gouvernement à appliquer le projet industriel signé en juillet avec la direction et les actionnaires, qui ont notamment validé la commande de quatre navires et la suppression de 500 postes sans licenciements secs.

Jean-François Rosnoblet, édité par Yann Le Guernigou

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