December 26, 2013 / 11:15 AM / 4 years ago

Un directeur de théâtre tente de forcer l'entrée de l'Elysée

PARIS (Reuters) - Un directeur de théâtre a été interpellé jeudi matin à Paris après avoir tenté de forcer avec sa voiture l’entrée annexe de l’Elysée, ont confirmé les services de la présidence.

Un conducteur a été interpellé jeudi matin à Paris après avoir tenté de forcer avec sa voiture l'entrée annexe de l'Elysée, ont indiqué les services de la présidence de la République, confirmant une information du site internet de l'hebdomadaire Le Point. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

L’entrée en question est celle de la porte du Coq, située à l’arrière des jardins présidentiels, et non la grille principale, ont ajouté ces services.

Selon une source policière, l’homme, de nationalité italienne et âgé de 67 ans, “n’est parvenu qu’à taper légèrement les grilles à faible vitesse”.

Il voulait protester contre la diminution des subventions allouées à son théâtre la Comédie italienne, situé dans le 14e arrondissement de Paris.

La ministre de la Culture, Aurélie Filipetti, a fait savoir que l’homme serait reçu par ses services s’il en faisait la demande. “S’il le souhaite, il pourra être reçu par le délégué au théâtre de la direction générale de la création artistique”, a déclaré une porte-parole.

Le directeur de théâtre a été placé en garde à vue pour “dégradation d’un bien d’utilité publique”, “mise en danger de la vie d’autrui” et “violences volontaires avec arme à l’encontre d’une personne dépositaire de l’autorité publique”, l’arme étant son véhicule.

Légèrement blessé lors de la collision, il a été conduit dans un hôpital parisien où il devrait subir un examen de comportement afin de vérifier la compatibilité entre son état mental et le régime de garde à vue, a dit une source judiciaire.

Le directeur de théâtre avait été interpellé une première fois mercredi après-midi aux abords de l’Elysée après avoir sorti de sa voiture un mannequin Arlequin auquel il avait mis le feu, a précisé la source policière.

“Il avait ensuite jeté des tracts sur la voie publique, dans lesquels il dénonçait la diminution des subventions pour son théâtre”, a-t-elle ajouté.

L’homme avait été interpellé et relâché un peu plus tard, aucune charge n’ayant alors été retenue contre lui.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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