December 5, 2013 / 12:17 PM / 5 years ago

Des soldats français patrouillent dans les rues de Bangui

PARIS (Reuters) - Environ 250 militaires français se sont déployés jeudi dans les rues de Bangui pour assurer la sécurité des ressortissants français et “des points sensibles” de la capitale centrafricaine, où des heurts meurtriers ont éclaté.

Environ 250 militaires français se sont déployés jeudi dans les rues de Bangui pour assurer la sécurité des ressortissants français et "des points sensibles" de la capitale centrafricaine, où des heurts meurtriers ont éclaté. /Photo prise le 23 novembre 2013/REUTERS/Joe Penney

Les affrontements survenus à l’aube entre d’ex-rebelles de la Séléka, qui contrôlent Bangui depuis le coup d’Etat de mars dernier, et de milices et combattants fidèles au président déchu François Bozizé, ont fait au moins 23 morts et une soixantaine de blessés, selon un journaliste de Reuters sur place.

Les accrochages, qui ont commencè à 03h00 GMT, se poursuivaient à la mi-journée, a précisé l’état-major des armées françaises.

Face à l’évolution de la situation, quelque 250 des 650 militaires français déjà déployés à Bangui dans le périmètre de l’aéroport ont pris position dans la capitale “pour sécuriser nos ressortissants et des points sensibles et de regroupement”, a dit le porte-parole de l’état-major lors d’un point de presse.

Les points dits sensibles sont ceux “qui ont trait à la France et aux intérêts français”, a précisé le colonel Gilles Jarron.

Quelque 1.250 Français résident en Centrafrique.

Le ministère français des Affaires étrangères a indiqué qu’il n’y avait pour l’heure pas d’ordre d’évacuation des ressortissants français.

Des centaines d’habitants de Bangui se sont regroupés à l’aéroport pour bénéficier de la protection du contingent français, a dit l’état-major.

Au nombre des militaires français figurent “un tiers de spécialistes” dont la mission est de préparer le terrain pour le déploiement du reste du contingent - 1.200 hommes au total - appelé à intervenir en Centrafrique dès le feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu acquis.

Le Conseil de sécurité devait examiner jeudi, à partir de 15h00 GMT, une résolution accordant une mandat de six mois aux forces françaises et à celles de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), sous commandement africain, afin de rétablir le calme dans le pays.

L’état-major français a précisé que 350 soldats étaient positionnés à Douala, au Cameroun voisin, dans l’attente d’un ordre d’intervention.

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet

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