November 19, 2013 / 10:44 AM / 5 years ago

Le Medef gêné par l'annonce d'une remise à plat de la fiscalité

Le président du Medef, Pierre Gattaz, se dit gêné par l'annonce surprise d'une remise à plat de la fiscalité et s'inquiète de savoir si elle permettra de baisser comme il le demande la fiscalité des entreprises. /Photo prise le 8 octobre 2013/REUTERS/Robert Pratta

PARIS (Reuters) - Le président du Medef, Pierre Gattaz, s’est dit mardi gêné par l’annonce surprise d’une remise à plat de la fiscalité française et s’est inquiété de savoir si elle permettrait de baisser comme il le demande la fiscalité des entreprises.

Dans un contexte de faible popularité de l’exécutif et de contestation des hausses d’impôts, le Premier ministre a annoncé ce chantier, en précisant qu’il se ferait à niveau de prélèvements obligatoires constants.

“Je suis très confus par rapport à cette déclaration de Jean-Marc Ayrault”, a dit Pierre Gattaz lors de sa conférence de presse mensuelle. “Cette déclaration m’a gêné car elle pose plus de questions que de réponses, malheureusement.”

“Est-ce la même chose que les ‘assises de la fiscalité’ de Pierre Moscovici ? Et est-ce qu’on est bien dans la baisse des dépenses publiques permettant de baisser les prélèvements obligatoires des entreprises ?”, a-t-il poursuivi.

Saluant l’idée d’une telle discussion, le dirigeant patronal a expliqué que “les chantiers sur la fiscalité, pour nous, ne peuvent se concevoir que si nous adressons la baisse des dépenses publiques”. “Nous devons revenir à la cause, à la racine de cette surfiscalité, qui sont les dépenses publiques.”

Le projet de loi de finances pour 2014 en cours d’examen au Parlement prévoit une légère hausse du taux de prélèvements, à 46,1% du PIB contre 46,0% cette année et une baisse du taux de dépenses publiques à 56,7% du PIB contre 57,1% cette année.

Après des dizaines de milliards d’euros de hausses des impôts ces dernières années, le texte prévoit de concentrer l’effort de redressement des comptes publics sur les économies.

Quinze milliards d’euros d’économies sont ainsi prévus par rapport à la croissance tendancielle des dépenses, ainsi que trois milliards d’euros de hausses des prélèvements.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yann Le Guernigou

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