November 12, 2013 / 9:36 AM / 5 years ago

Le gouvernement appelé à tenir bon et à serrer les rangs

PARIS (Reuters) - Plusieurs ministres et élus socialistes ont appelé mardi le gouvernement à tenir bon et à serrer les rangs face aux appels lancés, y compris au sein de la majorité, en faveur d’un changement de cap et d’un remaniement.

L'hôtel Matignon. Plusieurs ministres et élus socialistes ont appelé le gouvernement à tenir bon et à serrer les rangs face aux appels lancés, y compris au sein de la majorité, en faveur d'un changement de cap et d'un remaniement, dont le député socialiste Malek Boutih qui juge la France confrontée à une "crise exponentielle" et prône le remplacement "d'urgence" du Premier ministre Jean-Marc Ayrault. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Dans un entretien au Parisien-Aujourd’hui en France, le député socialiste Malek Boutih juge la France confrontée à une “crise exponentielle” et prône le remplacement “d’urgence” du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

A son arrivée à la réunion du groupe PS à l’Assemblée nationale, ce dernier a assuré n’avoir “aucun doute sur le soutien des parlementaires socialistes, députés et sénateurs, comme du soutien de toute la majorité”.

“J’ai une tâche difficile à accomplir, rien ne m’impressionne”, a dit Jean-Marc Ayrault à la presse.

La sortie de l’élu de l’Essonne, situé à la gauche du PS, intervient à l’heure où la popularité du couple exécutif a atteint en novembre un record d’impopularité dans deux sondages distincts.

Lundi, en marge des cérémonies du 11 novembre, le chef de l’Etat a été hué lors de son passage sur les Champs-Elysées par des manifestants issus, selon le ministère de l’Intérieur, des rangs de l’extrême-droite.

Face à la montée de la fronde sociale, alimentée par le mouvement breton des “bonnets rouges” contre l’écotaxe, la CGT et FO ont mis en garde le gouvernement contre un “climat social explosif” et un sentiment de colère qui “bouillonne” en France.

Le pouvoir “doit tenir bon”, a estimé mardi le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone sur RTL. “Aujourd’hui, ce dont il est question c’est de la place de la France dans l’Europe et dans le monde”.

“Je pense qu’il y a à un moment donné les premiers résultats qui vont permettre de crédibiliser la parole politique”, ajoute-t-il, citant notamment l’inversion de la courbe du chômage d’ici à la fin de l’année promise par le gouvernement.

Selon un sondage OpinionWay publié lundi, deux tiers des Français (67%) souhaitent que François Hollande nomme un nouveau Premier ministre et un nouveau gouvernement.

“MIEUX EXPLIQUER”

“Gouverner dans un moment où le pays traverse une crise d’identité parce qu’on ne lui a pas dit suffisamment quelles étaient les évolutions du monde et de l’Europe, c’est difficile”, souligne le ministre de l’Intérieur Manuel Valls sur BFM TV-RMC. “Faut-il mieux expliquer? Bien sûr”.

“Chacun doit faire preuve de très grand sang-froid notamment quand on est ministre ou qu’on est parlementaire de la majorité, c’est le moment de serrer les coudes, c’est le moment d’indiquer le cap, de faire preuve de cohésion”, ajoute-t-il. “Si nous-mêmes nous créons le désordre, alors il n’y aura plus de confiance possible.”

Dans les colonnes du Parisien, Malek Boutih appelle François Hollande à “remanier, accepter de s’entourer de personnalités plus fortes avec qui partager le pouvoir et qui pourront le protéger”.

Il cite entre autres Manuel Valls, la maire de Lille Martine Aubry ou Claude Bartolone comme successeurs possibles au chef du gouvernement.

“N’est ce pas le PS qui devrait se passer de Malek Boutih d’urgence ?”, écrit le ministre des Transports Frédéric Cuvillier sur son compte twitter. “La gauche a besoin d’élus courageux et solidaires.”

Pour la présidente du FN, le changement de Premier ministre ne “changera strictement rien”.

“Ça ne sert strictement à rien de changer Paul pour y mettre Pierre ou Robert,” a-t-elle dit sur i>TELE. “Changer de Premier ministre ne changera rien, changer de président ça n’a rien changé en réalité c’est la même politique qui a été menée par Nicolas Sarkozy”.

“La seule chose qui pourrait vraiment changer les choses ce sont les résultats des élections municipales et européennes, là il y aurait peut-être une prise de conscience forte”, a-t-elle dit.

Marine Pennetier, avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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