November 12, 2013 / 8:36 AM / in 5 years

L'Iran impute l'échec de Genève à des divisions occidentales

DUBAI (Reuters) - Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a imputé mardi l’absence d’accord lors des discussions sur le programme nucléaire iranien à Genève à des divisions au sein du camp occidental.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, impute l'absence d'accord lors des discussions sur le programme nucléaire iranien à Genève à des divisions au sein du camp occidental. D'après une source diplomatique et un responsable européen à Washington, le principal point de blocage a résidé dans la volonté de l'Iran d'obtenir une reconnaissance officielle d'un "droit" à l'enrichissement d'uranium, ce que les pays occidentaux ont refusé. /Photo prise le 10 novembre 2013/REUTERS/Denis Balibouse

Des diplomates occidentaux ont accusé la France d’avoir empêché la conclusion d’un accord en raison de son intransigeance lors des pourparlers qui ont eu lieu de jeudi à samedi à Genève.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a démenti lundi que la France ait été isolée à Genève. Il a été appuyé en cela par le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, selon lequel le groupe P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu et l’Allemagne) était “uni” samedi lorsqu’il a présenté une proposition à l’Iran mais que les “Iraniens n’ont pas été en mesure d’accepter cette chose-là”.

Réagissant aux propos de John Kerry, Mohammad Javad Zarif a déclaré que l’Iran n’était pas responsable de l’absence d’accord.

“M. le secrétaire, est-ce l’Iran qui a effacé plus de la moitié du projet américain jeudi soir? Et qui l’a publiquement critiqué vendredi matin?”, a écrit le chef de la diplomatie iranienne sur Twitter.

“Aucune opération de communication ne pourra changer ce qui s’est passé avec le P5+1 à Genève entre 18h00 jeudi et 17h45 samedi. Mais cela peut saper davantage la confiance”, a-t-il ajouté, en réclamant des négociations “sur un pied d’égalité”.

D’après une source diplomatique et un responsable européen à Washington, le principal point de blocage a résidé dans la volonté de l’Iran d’obtenir une reconnaissance officielle d’un “droit” à l’enrichissement d’uranium, ce que les pays occidentaux ont refusé.

“Ce sont les Iraniens qui n’ont pas été capables d’accepter les termes” d’un accord, a dit cette source diplomatique.

Un haut diplomate occidental affirme que l’ensemble des grandes puissances, pas seulement la France, ont jugé qu’un accord n’était pas encore prêt.

“L’évaluation collective du groupe a été qu’il fallait encore un peu de temps. Ce n’était pas seulement l’évaluation des Français”, a dit ce diplomate.

Jon Hemming; Bertrand Boucey pour le service français

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