November 5, 2013 / 9:54 AM / 5 years ago

Faible mobilisation lycéenne contre les expulsions

PARIS (Reuters) - Une centaine de lycées, dont une trentaine en Ile-de-France, sont perturbés mardi par des protestations contre les expulsions de jeunes étrangers qui étudient en France, selon l’Union nationale lycéenne (UNL).

Près d'une vingtaine de lycées étaient bloqués ou perturbés mardi à Paris par des lycéens qui protestent contre les expulsions de jeunes étrangers qui étudient en France. /Photo prise le 18 octobre 2013/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le rectorat de Paris a comptabilisé une vingtaine d’établissements bloqués ou perturbés dans la capitale, dont le lycée Camille-Jenatzy où étudiait le jeune Khatchick Kachatryan, expulsé vers l’Arménie le mois dernier.

Plusieurs centaines de lycéens -contre 100 à 200 la veille- ont commencé à manifester vers midi place de la République, à Paris, à l’appel des organisations lycéennes -l’UNL et la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl) -, ainsi que le syndicat étudiant Unef.

“Non aux expulsions, oui à l’éducation”, scandaient les manifestants.

Des responsables lycéens ont estimé que la mobilisation, extrêmement faible lundi, allait monter en puissance.

Mais en province, la mobilisation était très faible mardi en fin de matinée, notamment à Bordeaux, Marseille, Strasbourg ou Nancy, où aucun lycée n’était bloqué. Des manifestations sont prévues dans ces villes dans l’après-midi.

Mais Ivan de Menthon, président de l’UNL, estime que la mobilisation est un succès.

“Les lycéens ont répondu à l’appel, il y a plus de 100 lycées mobilisés dans tout le territoire. On a entendu que ça ne reprendrait pas après les vacances, mais la preuve est là, les lycéens se mobilisent”, a-t-il déclaré.

“Après Leonarda et Khatchick, ils ne veulent plus que cela arrive et ils veulent que le gouvernement légifère pour protéger tous les jeunes à partir du moment où ils sont scolarisés”, a-t-il ajouté.

Des milliers de lycéens avaient déjà manifesté mi-octobre pour protester contre l’expulsion de la collégienne Rom d’origine kosovare Leonarda Dibrani, âgée de 15 ans, ainsi que du lycéen arménien de 19 ans, Khatchik Kachatryan.

Après ces rassemblements et la polémique suscitée par l’expulsion de la jeune fille, François Hollande lui avait proposé de venir, seule, étudier en France tout en confirmant la légalité de la procédure d’éloignement de sa famille, ce que Leonarda a refusé.

Le rectorat de Paris a indiqué qu’il n’envisageait pas de consignes particulières pour le moment.

Marion Douet et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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