October 23, 2013 / 8:12 AM / 5 years ago

La réforme du droit du sol ne fait pas l'unanimité à l'UMP

PARIS (Reuters) - Plusieurs responsables de l’opposition ont exprimé mercredi des avis divergents sur la proposition de réformer le droit du sol, annoncée la veille par le président de l’UMP Jean-François Copé, alors que l’affaire Leonarda continue d’agiter la classe politique française.

Plusieurs responsables de l'UMP ont exprimé mercredi des avis divergents sur la proposition de réformer le droit du sol, au lendemain de l'annonce de ce projet par le président du parti Jean-François Copé, alors que l'affaire Leonarda continue d'agiter la classe politique française. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier

L’UMP présentera d’ici la fin de l’année une proposition de loi visant à supprimer l’acquisition automatique de la nationalité française pour les enfants nés en France de parents étrangers en situation irrégulière.

“Moi je refuse la remise en cause du droit du sol”, a déclaré sur BFMTV-RMC le député des Yvelines Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, soulignant que cette disposition faisait partie de la culture française.

“C’est aussi comme disait Nicolas Sarkozy (...) une bonne barrière à un certain nombre de dérives que le droit du sang pur peut engendrer”, a-t-il également dit.

L’abolition du droit du sol est l’une des propositions de longue date du Front national.

Le vice-président de l’UMP Luc Chatel a rejeté sur France Info les comparaisons avec le Front national et a soutenu que ce débat était important.

“Sur l’immigration, j’entends depuis hier que l’UMP courrait après le Front national ; l’UMP, elle fait comme toutes les grandes formations politiques dans les pays développés, elle réfléchit à ce qui est le sujet majeur du XXIe siècle”, a déclaré Luc Chatel, ajoutant que l’immigration était l’un de ces sujets.

TROIS VOLETS

Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a de son côté rappelé que la proposition de loi ne porterait pas uniquement sur la question du droit du sol qui ne représentera, avec Schengen et l’attractivité sociale, que l’un des axes d’une réforme globale de la politique d’immigration.

“Les propositions qu’on fait ce sont les trois volets, je les ai déclinés à plusieurs reprises et c’est là dessus que le groupe se met au travail”, a dit Christian Jacob sur LCI-Radio Classique, soulignant que les médias s’était concentrés sur un sujet.

Interrogé sur le fait de savoir s’il défendrait une vision similaire à celle de Jean-François Copé ou inspirée des idées de l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, sur l’engagement de l’enfant à sa majorité, Christian Jacob est resté vague.

“Spontanément moi le système des lois Pasqua me convient bien mais on va prendre les six mois qu’il faut pour travailler là dessus et avoir des propositions”, a-t-il dit.

Une personne née sur le sol français de parents étrangers peut actuellement acquérir la nationalité française dès sa naissance, si l’un des parents est lui-même né en France, ou à sa majorité, si elle a eu sa résidence habituelle en France pendant les cinq années qui précèdent sa demande.

Marion Douet, édité par Julien Dury

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