October 10, 2013 / 3:50 PM / in 5 years

Le Mrap porte plainte contre Manuel Valls

PARIS (Reuters) - Le Mrap a annoncé jeudi sa décision de porter plainte devant la Cour de justice de la République contre Manuel Valls pour provocation à la violence, à la haine et à la discrimination raciale en raison de ses propos sur les Roms.

Le Mrap a pris la décision de porter plainte devant la Cour de justice de la République contre le ministre de l'Intérieur Manuel Valls pour provocation à la violence, à la haine et à la discrimination raciale, en raison de ses propos sur les Roms sur France Inter, le 24 septembre. /Photo prise le 25 septembre 2013/REUTERS/Philippe Wojazer

Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples vise les déclarations du ministre de l’Intérieur sur France Inter, le 24 septembre dernier.

Manuel Valls avait alors estimé que les Roms étaient des “populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation”.

Il avait ajouté que les Roms avaient vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie”, précisant : “J’aide les Français contre ces populations, ces populations contre les Français”.

Pour le Mrap, ces propos s’inscrivent “dans la continuité d’une politique de bouc émissaire”, à l’instar de ceux tenus par les ministres UMP de l’Intérieur de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Claude Guéant.

Brice Hortefeux a été condamné en 2010 pour “injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine” sur plainte du Mrap mais a été relaxé en 2011 par la cour d’appel de Paris. L’infraction a été requalifiée en contravention d’injures non publiques.

En déplacement à Lyon, Manuel Valls a réagi en déclarant qu’il fallait éviter toute polémique autour d’un sujet sur lequel “il faut agir et parler le moins possible”.

“Dans mes fonctions de ministre de l’Intérieur en charge de la relation avec les cultes, j’agis pour apaiser et favoriser le dialogue et le ‘vivre ensemble’, j’agis pour lutter contre la haine”, a-t-il dit.

Il a rappelé qu’il était le ministre qui a “proposé au président de la République de dissoudre les groupes d’extrême droite dont certains trouvent leur épicentre à Lyon”, pour ajouter que les attaques dont il fait l’objet “n’ont rien à voir avec mes valeurs et avec l’action qui est la mienne”.

“Elles visent à entretenir des polémiques stériles, elles visent à attiser les conflits et ce n’est pas mon rôle (...) tout le monde connaît mes convictions républicaines, je n’ai pas envie d’entrer dans ces débats”.

Gérard Bon, avec Catherine Lagrange à Lyon, édité par Yves Clarisse

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