August 28, 2013 / 11:09 AM / 5 years ago

François Fillon veut "une thérapie de choc" pour l'économie

par Sophie Louet

François Fillon prône "une thérapie de choc" pour enrayer le "déclin" de la France qu'il a versé tout autant au passif de la gauche au pouvoir qu'à celui de Nicolas Sarkozy. /Photo prise le 29 janvier 2013/REUTERS/Charles Platiau

ROUEZ-EN-CHAMPAGNE, Sarthe (Reuters) - François Fillon a prôné mercredi “une thérapie de choc” pour enrayer le “déclin” de la France qu’il a versé tout autant au passif de la gauche au pouvoir qu’à celui de Nicolas Sarkozy.

L’ex-Premier ministre, qui a réaffirmé sa “détermination à toute épreuve” à briguer l’Elysée en 2017, a exhorté l’UMP à “une ligne politique de rassemblement”, loin des “coups de barre” idéologiques.

A la suite du président de l’UMP Jean-François Copé, qui a rassemblé ses troupes dimanche dernier dans les Bouches-du-Rhône, le député de Paris a convié ses soutiens politiques dans une abbaye sarthoise pour sa rentrée politique, avant la réunion des “Amis de Nicolas Sarkozy” à Arcachon (Gironde).

Autant de “chapelles” que d’ambitions pour les primaires présidentielles de 2016 qui morcellent et fragilisent le premier parti d’opposition français.

De Nicolas Sarkozy à Jean-François Copé s’esquissent les prémisses d’un projet d’alternance, entre “progrès” et “liberté”.

François Fillon, qui dispute à l’ex-président le thème du “progrès”, s’est engagé à donner à la droite républicaine et au centre “le corpus idéologique qui lui fait défaut”, “une certaine idée de la politique faite de lucidité et de courage”.

C’est au nom de cette “lucidité” et ce “courage” que l’ancien Premier ministre a de nouveau foulé le terrain miné de “l’inventaire” sur lequel a prudemment empiété à la mi-août Jean-François Copé, qui garde intactes ses visées élyséennes malgré sa loyauté affichée à Nicolas Sarkozy.

“BATAILLE FISCALE”

“Nous avons souvent péché par prudence, par empirisme, par conviction aussi”, a déclaré François Fillon lors du discours d’ouverture de son séminaire de réflexion.

“Le processus de déclin est enclenché depuis plusieurs années, et nous y avons tous notre part de responsabilité, moi compris”, a-t-il souligné.

Revendiquant désormais un total “affranchissement” à l’égard de Nicolas Sarkozy, François Fillon a mis en avant “une divergence sur la nature” de la crise financière de 2008 avec l’ancien chef de l’Etat.

Cette différence d’analyse, qui n’avait pas transparu au sommet de l’exécutif, n’a pas permis à la France “d’aller assez loin dans l’effort de redressement” selon l’ex-Premier ministre.

Face à un gouvernement socialiste qui a “noyé le moteur économique de la France” et propose une réforme des retraites “qui ne peut provoquer qu’une immense déception dans le monde entier”, fruit de la “lâcheté” et du “renoncement”, il appelle donc à “une thérapie de choc”.

Au-delà des réformes structurelles, François Fillon a estimé que “l’urgence” était de stopper “la spirale fiscale” actuelle.

“Nous devons concentrer tous nos efforts, toute notre force d’opposition pour exiger que pas un centime d’impôts supplémentaires ne soit demandé aux Français en 2014”, a-t-il dit en exhortant à la “bataille fiscale”.

“Le pays est dans une situation d’exaspération et de désillusion qui nous éloigne des jeux partisans classiques”, a répété François Fillon, se posant de nouveau en “rassembleur” face à son ex-rival à la présidence de l’UMP, Jean-François Copé, chantre d’une “droite décomplexée”.

Edité par Patrick Vignal

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