August 25, 2013 / 6:49 PM / 5 years ago

Michel Sapin relaie à son tour le message de modération fiscale

PARIS (Reuters) - Le ministre français du Travail, Michel Sapin, a relayé à son tour le message de modération fiscale porté par plusieurs membres du gouvernement dans la foulée du chef de l’Etat, même si les prélèvements obligatoires augmenteront encore l’an prochain.

Le ministre français du Travail, Michel Sapin, a relayé à son tour le message de modération fiscale porté par plusieurs membres du gouvernement dans la foulée du chef de l'Etat, même si les prélèvements obligatoires augmenteront encore l'an prochain. /Photo prise le 23 août 2013/REUTERS/Stéphane Mahé

Il a jugé lors de l’émission Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro qu’il fallait éviter au maximum de peser sur la compétitivité des entreprises, en général et dans le cadre de la réforme des retraites. Il faudrait, à ses yeux, faire attention à l’impact sur la consommation des ponctions sur le pouvoir d’achat des ménages.

Pour 2014, “il faut s’orienter vers le moins possible d’appel à des recettes supplémentaires de manière à ce qu’en 2015, on stabilise et qu’au-delà on diminue la pression fiscale”, a-t-il dit.

“Sur le dossier des retraites, à court terme on ne peut pas s’en sortir sans avoir un financement supplémentaire”, a-t-il ajouté. “Est-ce que ceci doit avoir des conséquences sur la compétitivité des entreprises ? Il vaut mieux éviter.”

Alors qu’à la veille de la présentation des premiers arbitrages aux partenaires sociaux, le doute persiste sur la hausse des prélèvements, il a souligné qu’une hausse de la Contribution sociale généralisée (CSG) ou des cotisations avaient chacune des avantages et des inconvénients.

“La CSG, c’est une ponction sur le pouvoir d’achat. S’il y a (des hausses) des cotisations, ça peut poser un problème aux entreprises”, a-t-il dit. “Donc rien n’est simple dans ce dispositif et donc il faut bien peser, et l’avis qui sera donné par les partenaires sera important”, a-t-il ajouté.

Le président François Hollande a dit le 14 juillet qu’il recourrait “dans l’idéal, le moins possible” à des hausses d’impôts en 2014 et le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, s’est dit “très sensible à ce ras-le-bol fiscal”.

Le gouvernement prévoit pour l’instant d’augmenter de 6 milliards d’euros les prélèvements l’an prochain.

Jean-Baptiste Vey, édité par Jean-Loup Fiévet

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