July 24, 2013 / 12:34 PM / in 5 years

La majorité dénonce une politisation de la commission Cahuzac

PARIS (Reuters) - La porte-parole du gouvernement français et la ministre de la Justice ont dénoncé mercredi les tentatives de politisation par l’opposition de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Jérôme Cahuzac.

La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem et la ministre de la Justice Christiane Taubira ont dénoncé mercredi les tentatives de politisation par l'opposition de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Jérôme Cahuzac. /Photo prise le 23 juillet 2013/REUTERS/Benoît Tessier

Najat Vallaud-Belkacem a déploré le comportement “inadéquat” à ses yeux du président centriste de cette instance, Charles de Courson, qui a laissé entendre que François Hollande savait tout sur le compte caché de l’ex-ministre du Budget.

“J’ai trouvé cela assez malvenu de la part de M. de Courson que d’aller courir les plateaux télévisés pour commenter les travaux de cette commission qui, pour être utile et fructueuse, devait travailler dans un esprit de collégialité et de sérénité”, a-t-elle dit à l’issue du conseil des ministres.

La commission d’enquête a entendu pour la deuxième fois mardi Jérôme Cahuzac, évincé du gouvernement après l’ouverture d’une information judiciaire sur ses comptes bancaires à l’étranger.

L’ex-ministre du Budget ayant dit ne pas se souvenir d’une réunion à l’Elysée avec François Hollande -pourtant confirmée par le ministre de l’Economie-, des élus UMP réclament l’audition du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

“Le fait même que cette audition existe est garant d’un bon fonctionnement de nos institutions. Il faut s’en réjouir et ne pas chercher à y porter atteinte par des comportements inadéquats”, a déclaré Najat Vallaud-Belkacem.

Dans la cour de l’Elysée, Christiane Taubira a souligné pour sa part l’importance pour la commission de “respecter le droit et respecter l’éthique”.

“Moi je respecte à la fois le droit et l’éthique et je m’interdis de porter un avis sur la commission d’enquête parlementaire”, a-t-elle insisté. “Je peux ajouter que je n’en pense pas moins”, a-t-elle précisé dans un sourire.

Christiane Taubira s’est à nouveau défendue d’être intervenue dans l’enquête sur Jérôme Cahuzac bien que la directrice des Affaires criminelles et des grâces ait révélé devant la commission d’enquête que le parquet général avait transmis 54 notes sur l’affaire à la Chancellerie.

Le Canard enchaîné ironise mercredi sur les dénégations de la ministre, calculant que pendant 117 jours, un compte rendu était transmis toutes les 48 heures à la Chancellerie.

“Je réaffirme tout ce que j’ai dit devant la commission d’enquête sous serment. Maintenant, qu’un journaliste s’amuse à faire des calculs arithmétiques (...) c’est sympathique, mais ça fait un peu BD”, a répliqué Christiane Taubira.

“Il n’y a pas d’instruction individuelle, il n’y a pas d’entrave, il n’y a pas de délocalisation, pas de démembrement de procédures et même pour un membre du gouvernement, la justice fait son travail”, a-t-elle ajouté.

Elizabeth Pineau et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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