June 2, 2013 / 11:25 AM / 5 years ago

Paris plus mal en point que Londres des années 70, dit Castries

PARIS (Reuters) - La France est aujourd’hui dans une situation pire que la Grande-Bretagne des années 1970, quand Londres dut faire appel à l’aide du Fonds monétaire international, et François Hollande doit choisir s’il veut être Harold Wilson ou Tony Blair, a déclaré Henri de Castries, PDG de l’assureur Axa.

La France est aujourd'hui dans une situation pire que la Grande-Bretagne des années 1970, quand Londres dut faire appel à l'aide du Fonds monétaire international, et François Hollande doit choisir s'il veut être Harold Wilson ou Tony Blair, estime Henri de Castries, PDG de l'assureur Axa. /Photo prise le 28 mai 2013/REUTERS/Benoît Tessier

Dans une interview au journal dominical britannique Sunday Telegraph, il estime que la France doit s’inspirer des leçons britanniques.

“Le Royaume-Uni n’était pas en grande forme au début des années 1970’, dit-il, en estimant que François Hollande a le choix aujourd’hui de devenir Harold Wilson, le Premier ministre travailliste qui a dirigé le pays à cette époque, ou Tony Blair, autre Premier ministre travailliste adepte d’une politique de “troisième voie” plus libérale.

“Jusqu’ici, il est resté ambigu. J’espère qu’il choisira Blair. Je ne lui demande pas d’être Margaret Thatcher”, déclare Henri de Castries.

“La situation pourrait empirer mais je suis convaincu que, à un moment ou à un autre, la raison prévaudra”, ajoute-t-il.

Pour le PDG d’Axa, la France est dans une situation plus grave que la Grande-Bretagne quand elle dut solliciter un prêt du FMI en 1976 “parce que le monde a changé et que les choses changent plus vite que dans les années 1970 et 1980, avec de la technologie, du capital et des talents disponibles partout, ce qui n’était pas alors le cas.”

“Cela fait de l’inaction, du manque de vision et de priorités un défaut bien plus grave qu’auparavant”, poursuite Henri de Castries qui estime encore que, comme la Commission européenne vient de le souligner, la France a un besoin urgent de réformes structurelles du marché du travail et de l’éducation pour réduire ses déficits”.

Yann Le Guernigou, édité par Hélène Duvigneau

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