May 13, 2013 / 11:19 AM / 6 years ago

Ségolène Royal veut remettre de l'ordre à Bercy

Dans une interview au Monde, Ségolène Royal estime qu'un remaniement gouvernemental, une éventualité évoquée la semaine dernière par François Hollande, devra s'accompagner d'une "restructuration" de Bercy pour mettre fin aux "zizanies" entre les titulaires des portefeuilles économiques. /Photo d'archives/REUTERS

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal estime qu’un remaniement gouvernemental, une éventualité évoquée la semaine dernière par François Hollande, devra s’accompagner d’une “restructuration” de Bercy pour mettre fin aux “zizanies” entre les titulaires des portefeuilles économiques.

“Ce qui n’est plus acceptable, ce sont les zizanies entre ministres”, a déclaré lundi la présidente de la région Poitou-Charentes sur France Inter.

“Il faut y mettre fin et sans doute - ce n’est pas un secret, le président de la République lui-même l’a laissé entendre - restructurer Bercy, parce que c’est le ministère clé vers lequel tous les regards sont tournés pour savoir quelles sont les orientations, les leviers d’action, la façon dont l’économie va repartir”, a-t-elle ajouté.

Dans une interview au Monde daté de mardi, Ségolène Royal, qui publie cette semaine un livre sur le thème du courage, revient à la charge sur le même sujet.

“Ce n’est un mystère pour personne qu’il y a des domaines où une restructuration est nécessaire, comme par exemple la vaste galaxie de Bercy”, dit-elle avant d’indiquer, en réponse à une question, que son entrée éventuelle au gouvernement “n’est pas d’actualité”.

Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault comporte pas moins de sept ministres en charge de portefeuilles économiques, les deux principaux étant Arnaud Montebourg (Redressement productif) et Pierre Moscovici (Economie et finances), qui peinent à masquer leurs divisions sur certains dossiers.

Ségolène Royal n’a pour sa part pas caché son irritation à l’égard de l’administration de Bercy qui s’est employée à circonscrire l’influence des régions sur la Banque publique d’investissement (BPI), dont le directeur général, Nicolas Dufourcq, a été choisi dans le corps des inspecteurs des finances.

Vice-présidente de l’établissement, la candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a critiqué en termes véhéments Nicolas Dufourcq à propos de sa conception de la politique d’investissement de la BPI qui, a-t-elle dit la semaine passée, “ne doit pas être un jouet aux mains de quelques inspecteurs des finances”.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below