May 6, 2013 / 6:43 AM / in 6 years

Pierre Moscovici défend une gestion fine du capital de l'Etat

PARIS (Reuters) - Le projet du gouvernement français de réduire la participation de l’Etat dans certaines entreprises ne signe pas le retour des privatisations en France, a déclaré lundi le ministre de l’Economie Pierre Moscovici.

Pierre Moscovici a déclaré lundi qu'une éventuelle réduction de certaines participations de l'Etat pour financer des investissements stratégiques ne signait pas le retour des privatisations. /Photo prise le 20 avril 2013/REUTERS/Jonathan Ernst

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué dimanche soir que l’Etat envisageait de réduire certaines de ses participations pour financer des investissements stratégiques.

“Ce n’est pas le retour des privatisations”, a assuré Pierre Moscovici sur i>Télé. “C’est une gestion fine du capital de l’Etat en conservant son rôle d’Etat stratège, pour lui permettre de mieux investir dans l’avenir du pays et de relancer son économie et sa croissance et de répondre à l’objectif de François Hollande qui est d’inverser la courbe de chômage d’ici la fin de l’année 2013.”

Pour le ministre de l’Economie, cette “gestion stratégique” des participations de l’Etat peut passer par une réduction des taux de participation ou encore une vente des participations non stratégiques.

“Le stock ou le capital est de 60 milliards d’euros, il n’est évidemment pas question de faire ça mais ça peut permettre d’abonder ici et là les ressources que nous avons, par exemple le plan d’investissement d’avenir”, a-t-il dit.

Invitée sur LCI lundi matin, Marine Le Pen a estimé que la possible baisse des participations de l’Etat dans certaines entreprises allait “affaiblir l’indépendance de la France”.

“On vend le patrimoine des Français”, a dénoncé la présidente du Front national. “Ça ne leur appartient pas à ces gens-là, c’est le patrimoine de tous les Français, on ne peut pas en disposer sans les prévenir sans leur demander leur consentement.”

“On va vendre des parts dans quoi? EADS? on sera remplacé par qui, le Qatar une fois de plus?”, a-t-elle ajouté.

A l’UMP, Christian Jacob, le chef de file des députés UMP, a dénoncé le manque de précisions du Premier ministre.

“Cela aurait été intéressant qu’il annonce clairement où il se désengageait et pourquoi faire, dans l’absolu pourquoi pas”, a-t-il estimé sur France Info.

“Encore une fois, il fait des phrases pour faire des phrases. Mais il n’y a rien de concret, on est encore dans quelque chose de flou absolu.”

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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