April 10, 2013 / 2:53 PM / in 5 years

Ayrault défie la droite de voter la loi sur la transparence

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a mis mercredi la droite au défi de voter la loi sur la transparence politique dont François Hollande a présenté les grandes lignes après le conseil des ministres.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a mis la droite au défi de voter la loi sur la transparence politique dont François Hollande a présenté les grandes lignes après le conseil des ministres. /Photo prise le 10 avril 2013/REUTERS/Charles Platiau

Selon les nouvelles règles voulues par l’exécutif socialiste, les patrimoines des ministres et des élus seront publiés et vérifiés, un “déballage” dénoncé par de nombreux parlementaires.

“Mesdames et messieurs hurleurs de la droite, serez-vous au rendez-vous de la transparence, serez-vous au rendez-vous de la sévérité, serez-vous au rendez-vous de la lutte contre la fraude fiscale (...), serez-vous au rendez-vous de la lutte contre les paradis fiscaux ?”, a demandé le chef du gouvernement lors des questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

“Je prends date, nous verrons bien et chacun sera devant ses responsabilités”, a-t-il ajouté.

“Démission, démission”, ont crié certains députés tandis que s’exprimait le Premier ministre.

La loi sur la transparence politique, qui sera présentée le 24 avril au conseil des ministres, est appelée à être votée avant l’été.

Jean-Marc Ayrault doit recevoir jeudi les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que les présidents des groupes parlementaires des deux chambres pour en parler.

Le Premier ministre a, par ailleurs, approuvé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’action du gouvernement à partir de la mise en cause de l’ancien ministre du Budget par le site Mediapart, le 4 décembre 2012.

“Vous avez parfaitement le droit, comme parlementaire, président de groupe, de prendre l’initiative d’une commission d’enquête”, a déclaré Jean-Marc Ayrault à l’intention du chef de file de l’UDI, Jean-Louis Borloo, qui en a pris l’initiative.

“Ce n’est pas à moi de décider mais en ce qui me concerne et en ce qui concerne le gouvernement (...) je n’ai aucun doute que l’Assemblée nationale décidera la création d’une commission”, a poursuivi le Premier ministre. “Le rôle de contrôle qui est le vôtre doit être totalement respecté”.

Les deux principaux partis politiques représentés à l’Assemblée, l’UMP et le PS, s’y sont déclarés favorables.

Elizabeth Pineau et Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

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