March 13, 2013 / 6:10 PM / 5 years ago

Le basque "Txeroki" condamné à 20 ans de prison

PARIS (Reuters) - L’ancien chef présumé de l’appareil militaire de l’organisation séparatiste basque ETA, Garikoïtz Aspiazu Rubina, dit “Txeroki”, a été condamné mercredi par la Cour d’assises spéciale de Paris à 20 ans de réclusion, dont les deux tiers avec sûreté.

L'ancien chef de l'appareil militaire de l'organisation séparatiste basque ETA, Garikoïtz Aspiazu Rubina, dit "Txeroki", a été condamné par la Cour d'assises spéciale de Paris à 20 ans de réclusion, dont les deux tiers avec sûreté. /Photo d'archives/REUTERS/Handout

Arrêté en 2008 dans les Hautes-Pyrénées, Txeroki, 39 ans, était notamment jugé pour l’enlèvement et la séquestration, en 2007, de trois Espagnols, dont un enfant de 4 ans, dans les Landes, et pour avoir fabriqué environ 500 kilos d’explosifs.

Ses neuf co-accusés ont été condamnés à des peines allant de huit à 20 ans de prison pour six d’entre eux.

“Les condamnations sont très sévères, c’est la pratique pour les membres de l’ETA”, a dit Amaia Recarte, avocate des dix accusés, sans se prononcer sur un éventuel appel de ses clients.

Txeroki a encore plusieurs procédures judiciaires qui l’attendent en France, devant le Tribunal correctionnel fin mars dans le cadre de son dossier d’interpellation, puis devant la Cour d’assises spéciale début avril pour organisation d’une association de malfaiteurs à visée terroriste.

Il devrait exécuter sa peine en France, puis être remis à l’Espagne en vertu de plusieurs mandats d’arrêts européens.

L’ETA est tenu responsable de la mort de plus de 800 personnes depuis le lancement de sa campagne de violences pour l’indépendance du Pays basque à la fin des années 1960.

Le mouvement séparatiste basque, qui a annoncé en 2011 qu’il mettait fin à quarante ans de lutte armée pour l’indépendance, a souhaité en novembre dernier l’ouverture de pourparlers avec les gouvernements espagnol et français afin de négocier la fin définitive de ses opérations militaires et la livraison de ses armes aux autorités.

L’ETA a perdu ces dernières années une partie de son soutien dans l’opinion publique basque et a été décimé par les arrestations et les découvertes de caches d’armes.

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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