20 décembre 2012 / 11:49 / dans 5 ans

Accord de l'ASN pour le renforcement de Fessenheim

STRASBOURG (Reuters) - L‘Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné mercredi son accord à la solution retenue par EDF pour renforcer la base (radier) du réacteur numéro 1 de sa centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), a-t-on appris jeudi auprès des deux parties.

L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a donné son accord à la solution retenue par EDF pour renforcer la base (radier) du réacteur numéro 1 de sa centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), une autorisation assortie de quelques réserves et demandes complémentaires auxquelles EDF s'engage à répondre positivement. /Photo prise le 5 septembre 2012/REUTERS/Vincent Kessler

L‘autorisation est assortie de quelques réserves et demandes complémentaires auxquelles EDF s‘engage à répondre positivement.

Cette opération, qui doit démarrer au printemps pour un coût d‘environ 15 millions d‘euros, est l‘une des principales mesures imposée, pour la poursuite de l‘exploitation, à la doyenne des centrales nucléaires françaises dont le gouvernement a annoncé la fermeture en 2016.

EDF doit renforcer d‘ici au 30 juin 2013 la capacité de résistance du soubassement en béton du bâtiment réacteur à une fuite de corium, le magma résultant d‘une fusion du cœur dans l‘hypothèse d‘un accident majeur.

L‘exploitant a prévu de porter de 1,5 à 2 mètres l‘épaisseur du radier, sous la cuve du réacteur, et d‘augmenter en complément la zone de collecte adjacente qui passerait de 5 m2 à 80 m2.

Dans un avis transmis à l‘ASN, l‘Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) estime que cette solution fera passer de 24 heures à près de trois jours le temps de percement du radier en cas de fuite de corium, soit une capacité de résistance proche de celle des autres réacteurs français.

ÉTUDES COMPLÉMENTAIRES

Les réserves formulées par l‘ASN concernent notamment la radioprotection du personnel affecté au chantier pour laquelle elle sollicite des informations complémentaires, et la composition du béton employé dont elle demande des analyses.

L‘ASN demande par ailleurs, dans un délai d‘un an, une évaluation de la meilleure façon d‘éviter que la présence d‘eau dans le bâtiment réacteur ne constitue, comme le craint l‘IRSN, un frein à l‘étalement du corium. Il ne s‘agit pas, toutefois, d‘une condition au lancement du chantier.

“On regarde la durée maximale de percement du radier dans le cas le plus pénalisant, c‘est-à-dire dans une situation à sec. La situation sous eau n‘est pas la plus pénalisante”, a expliqué le chef de la division de Strasbourg de l‘ASN, Florien Kraft.

“Aucune de ces demandes ne pose problème. Nous allons y répondre par des études complémentaires”, a dit un porte-parole d‘EDF à Fessenheim.

D‘une puissance de 900 MW, le réacteur numéro 1 de la centrale de Fessenheim, en service depuis 1977, a obtenu en juillet 2011, à l‘issue de sa troisième visite décennale, une autorisation d‘exploitation pour dix années supplémentaires sous réserve de certaines prescriptions.

L‘ASN précise dans un communiqué qu‘elle prendra position au premier semestre 2013 sur l‘aptitude à la poursuite d‘exploitation de son frère jumeau, le réacteur numéro 2, dont la troisième visite décennale s‘est achevée en mars 2012.

Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet

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