18 décembre 2012 / 13:52 / dans 5 ans

Hollande dit n'avoir aucune raison de remplacer Ayrault

PARIS (Reuters) - François Hollande dit n‘avoir “aucune raison” de changer de Premier ministre malgré sa forte baisse de popularité depuis la gestion du dossier du site ArcelorMittal de Florange.

<p>Fran&ccedil;ois Hollande dit n'avoir "aucune raison" de changer de Premier ministre malgr&eacute; sa forte baisse de popularit&eacute; depuis la gestion du dossier du site ArcelorMittal de Florange, selon des propos rapport&eacute;s dans Le Point &agrave; para&icirc;tre jeudi. /Photo prise le 14 juin 2012/REUTERS/Philippe Wojazer</p>

“Je n‘ai aucune raison de remplacer” Jean-Marc Ayrault, dit-il, selon des propos rapportés dans Le Point à paraître jeudi. “Y en a-t-il un autre qui ferait ce qu‘il fait avec autant de courage et de ténacité? Et sans aucun esprit de calcul!”

Il reconnaît que le dossier de Florange, qui a vu le Premier ministre désavouer brutalement Arnaud Montebourg sur la question de la nationalisation du site, qu‘Arnaud Montebourg a brandie “avec (son) accord”, aurait pu être mieux gérée.

“Montebourg n‘aurait pas fait ses déclarations hostiles à la présence de Mittal et Ayrault aurait eu un mot agréable pour son ministre” si c’était à refaire, souligne-t-il.

“Ce qui est le plus regrettable, c‘est que le bon résultat de la négociation a donné le sentiment de ne pas avoir atteint son objectif”, alors que l‘emploi est préservé, estime-t-il.

Le président, qui ne bénéficie que d‘une majorité fragile au Sénat, où les écologistes ont récemment contribué au rejet du crédit d‘impôt pour la compétitivité, dit par ailleurs vouloir “ménager” les différentes sensibilités de sa majorité.

Interrogé sur la fronde des certains membres de sa majorité, écologistes et élus de l‘aile gauche du Parti socialiste, François Hollande se veut clément.

“Ils votent tout. Il faut voir ce qu‘on leur a fait avaler: pacte de compétitivité, budget européen, baisse des dépenses… Alors, il faut les ménager”, dit-il. “Je ne veux pas d‘une majorité qui finisse en peau de chagrin. J‘ai été élu avec une majorité courte”, rappelle-t-il.

“S‘ils votaient là contre un texte essentiel, une loi de finances, ils ne seraient plus dans la majorité, donc plus au gouvernement”, dit-il. Mais “ce n‘est pas pour l‘instant l’état d‘esprit des écologistes”, ajoute-t-il.

François Hollande se montre fataliste sur la cote de popularité de l‘exécutif, qui reste basse.

“Dans ce pays, tant que le chômage augmente, il n‘y a pas d‘embellie populaire possible. C‘est pourquoi mon seul objectif est de faire baisser le chômage”, souligne-t-il.

“Ce qui fait le décrochage, ajoute-t-il, c‘est la conjonction d‘une droite très mobilisée et totalement hostile et d‘un Front de gauche qui n’était déjà pas convaincu pendant la campagne. Cela réduit la base. On peut toujours l’élargir en engrangeant des résultats.”

Mais pas en offrant une place au gouvernement au dirigeant centriste François Bayrou: “Non, il ne serait pas l’élément d‘une majorité nouvelle. Il n‘est pas au Parlement.”

Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

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