9 décembre 2012 / 14:47 / il y a 5 ans

Benjamin Netanyahu répond au discours de Khaled Méchaal

par Dan Williams

<p>Benjamin Netanyahu, lors du conseil des ministres &agrave; J&eacute;rusalem. Au lendemain du discours de Khaled M&eacute;chaal, le Premier ministre isra&eacute;lien a estim&eacute; que le serment du Hamas de d&eacute;faire Isra&euml;l apr&egrave;s avoir revendiqu&eacute; sa "victoire" &agrave; l'issue du conflit dans la bande de Gaza en novembre justifiait les r&eacute;ticences de l'Etat h&eacute;breu &agrave; c&eacute;der davantage de terres aux Palestiniens. /Photo prise le 9 d&eacute;cembre 2012/REUTERS/Ammar Awad</p>

JERUSALEM (Reuters) - Le serment du Hamas de défaire Israël après avoir revendiqué sa “victoire” à l‘issue du conflit dans la bande de Gaza en novembre justifie les réticences de l‘Etat hébreu à céder davantage de terres aux Palestiniens, a déclaré dimanche Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre israélien s‘exprimait au lendemain d‘un discours de Khaled Méchaal dans la bande de Gaza. Devant des dizaines de milliers de Palestiniens, le chef du Hamas a déclaré samedi que le mouvement islamiste ne renoncerait pas à “un seul pouce de notre terre”, ce qui englobe dans son esprit le territoire israélien.

“Lors de la journée d‘hier, nous avons pu voir à nouveau le vrai visage de nos ennemis. Ils n‘ont aucune intention de parvenir au moindre compromis avec nous. Ils veulent détruire notre pays”, a réagi Benjamin Netanyahu au cours du conseil des ministres hebdomadaire.

Le chef du gouvernement israélien s‘est attiré de vives critiques de la part de la communauté internationale tout au long de la semaine après l‘annonce du développement de colonies juives en Cisjordanie et à Jérusalem-Est à la suite de la reconnaissance de facto d‘un Etat palestinien par l‘Assemblée générale des Nations unies.

Il a affirmé dimanche qu‘Israël ne se retirerait pas de Cisjordanie comme il l‘a fait de la bande de Gaza en 2005, afin de ne pas fournir aux activistes palestiniens un autre territoire d‘où tirer des roquettes en direction des villes israéliennes.

“Je suis toujours stupéfait par les illusions que d‘autres nourrissent en se disant prêts à poursuivre ce processus et à l‘appeler la paix”, a dit Benjamin Netanyahu.

“Nous voulons une paix véritable avec nos voisins mais nous ne nous voilerons pas la face et nous ne nous enfouirons pas la tête dans le sable”, a-t-il poursuivi, en soulignant qu‘Israël devait pour cette raison “résister aux pressions internationales”.

ISRAËL POURRAIT PRENDRE MÉCHAAL POUR CIBLE

Même si certains responsables du Hamas ont pu évoquer récemment la possibilité d‘une coexistence pacifique avec Israël dans le cadre d‘une trêve de longue durée, la charte du Hamas prône la destruction d‘Israël et la reconquête de l‘ensemble de la Palestine du mandat britannique, ce qui inclut l‘actuel Etat hébreu.

Le président de l‘Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se dit pour sa part prêt à conclure une paix prévoyant la création d‘un Etat palestinien selon les frontières prévalant avant la guerre des Six Jours en 1967, au cours de laquelle Israël a conquis Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza.

La question de la colonisation juive en Cisjordanie et à Jérusalem-Est constitue toutefois l‘un des facteurs de blocage des négociations de paix et Mahmoud Abbas s‘est engagé dans un processus de réconciliation entre son mouvement, le Fatah, et le Hamas.

“Ce qui est intéressant, c‘est qu‘Abou Mazen (Mahmoud Abbas, ndlr) n‘a pas condamné les propos (du Hamas) appelant à la destruction d‘Israël, tout comme précédemment il n‘a pas condamné les tirs de roquettes sur Israël (en provenance de la bande de Gaza)”, a jugé Benjamin Netanyahu.

“Et à mon grand regret, il oeuvre à la réconciliation avec ce même Hamas, qui est soutenu par l‘Iran.”

Lors de son premier mandat à la tête du gouvernement israélien, Benjamin Netanyahu avait envoyé en 1997 des agents du Mossad tenter d‘assassiner Khaled Méchaal en Jordanie. L‘opération s’était soldée par un échec.

Yisrael Katz, ministre des Transports, a prévenu que l‘Etat hébreu pourrait à nouveau prendre Khaled Méchaal pour cible si le Hamas ne respectait pas les termes de la trêve conclue le 21 novembre.

“Il a dit qu‘il voulait mourir en martyr et il y a une forte probabilité que ce voeu soit exaucé et qu‘il devienne une cible légitime si le calme devait être rompu”, a dit ce membre du Likoud, le parti conservateur de Benjamin Netanyahu.

Bertrand Boucey pour le service français

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