October 7, 2012 / 12:37 PM / 6 years ago

Hollande assure que l'Etat est mobilisé contre le terrorisme

par Elizabeth Pineau

François Hollande a affirmé la "mobilisation la plus totale" de l'Etat contre "toutes les menaces terroristes" après le démantèlement d'une cellule islamiste radicale soupçonnée de préparer des actions violentes en France. /Photo prise le 7 octobre 2012/REUTERS/Christian Hartmann

PARIS (Reuters) - François Hollande a affirmé dimanche la “mobilisation la plus totale” de l’Etat contre “toutes les menaces terroristes” après le démantèlement d’une cellule islamiste radicale soupçonnée de préparer des actions violentes en France.

Le président a reçu à leur demande des représentants de la communauté juive, inquiète pour sa sécurité après l’interpellation d’une dizaine de personnes soupçonnées d’appartenir à la mouvance djihadiste en région parisienne, sur la Côte d’Azur et dans l’Est. Un suspect a été tué lors d’un échange de tirs avec la police à Strasbourg.

Dans une déclaration après cette rencontre, François Hollande a souligné la “mobilisation la plus totale de l’Etat pour lutter contre toutes les menaces terroristes”.

Le président de la République a salué le travail des forces de l’ordre visant à démanteler une cellule islamiste “dont tout laisse à penser qu’elle avait déjà frappé et qu’elle pouvait aussi le faire dans les prochaines semaines”.

Il a rappelé à cet égard le renforcement de la lutte contre le terrorisme en France, qui fait l’objet d’un texte examiné mercredi dernier en conseil des ministres.

Devant les inquiétudes exprimées par ses interlocuteurs, le chef de l’Etat a réaffirmé l’intransigeance des pouvoirs publics contre le racisme et l’antisémitisme. “Rien ne doit être toléré, rien ne doit passer. Tout acte, tout propos sera poursuivi avec la plus grande fermeté”, a-t-il dit.

Alors que deux fêtes juives sont célébrées ces jours-ci - Sukkot et Sim’hat Torah -, il a annoncé un renforcement “ces prochains jours, ces prochaines heures” de la protection des lieux de culte.

L’opération de police menée ce week-end était liée à l’enquête sur le jet d’une grenade dans une épicerie casher de Sarcelles (Val-d’Oise) qui avait fait un blessé léger le 19 septembre, six mois jour pour jour après la tuerie devant une école juive de Toulouse où Mohamed Merah, qui se réclamait d’Al Qaïda, a tué quatre personnes, dont trois enfants.

ISLAMISME RADICAL ET NAZISME

Une synagogue d’Argenteuil, dans le même département, a été la cible samedi soir de tirs de balles à blanc, a rapporté sur plusieurs médias le rabbin des lieux, Menahem Laloum, qui se trouvait sur place avec son épouse et quelques fidèles. L’incident n’a fait aucun blessé.

Après avoir reçu la délégation juive pendant trois-quarts d’heure, François Hollande s’est entretenu par téléphone avec Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman.

Devant la presse, le président a insisté sur “le refus de tout amalgame”. “Les musulmans ne doivent pas pâtir de l’islamisme radical. Ils en sont aussi victimes”, a-t-il dit.

Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des institutions juives de France, a comparé dimanche l’islamisme radical, “une idéologie monstrueuse”, au nazisme.

“Etre complaisant vis-à-vis de l’islam radical, c’est être complaisant vis-à-vis du nazisme”, a-t-il estimé, précisant par ailleurs avoir reçu “beaucoup de messages de fraternité de la part de beaucoup de dirigeants de la communauté musulmane”.

“Est-ce que notre pays est en mesure de trouver des solutions à un mal qui s’appelle la haine des juifs, à un mal qui s’idéologise, à un mal qui utilise une forme de l’islam radical pour monter des esprits, créer des réseaux, (...) tuer?”, s’est interrogé pour sa part le président du Consistoire central israélite de France, Joël Mergui.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui participait à la réunion de dimanche, a déclaré samedi soir sur TF1 qu’il existait “une menace terroriste en France”.

“Nous ferons tout pour que ne s’installe pas sur le territoire national le moindre risque pour la sécurité des Français”, a assuré dimanche le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, sur RTL.

Après les polémiques qui avaient marqué l’intervention des forces de l’ordre à Toulouse contre Mohamed Merah, les deux candidats à la présidence de l’UMP, désormais premier parti d’opposition, ont insisté sur la nécessité du rassemblement.

“La lutte contre le terrorisme exige l’unité de la Nation”, déclare l’ancien Premier ministre dans un communiqué. “L’esprit de rassemblement doit l’emporter sur tout le reste”, a dit pour sa part Jean-François Copé sur France 3.

Edité par Sophie Louet

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