October 2, 2012 / 7:13 AM / 6 years ago

Jérôme Cahuzac veut effacer les doutes sur les 3% de déficit

PARIS (Reuters) - Le ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac, a voulu dissiper mardi les bémols exprimés au sein de la majorité sur la nécessité d’atteindre l’objectif de réduction du déficit à 3% fin 2013.

Le ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac, a voulu dissiper mardi les bémols exprimés au sein de la majorité sur la nécessité d'atteindre l'objectif de réduction du déficit à 3% fin 2013, déclarant que "personne ne (devait) oublier que si la France ne respecte pas sa parole, c'est-à dire n'atteint pas cet objectif de 3% de déficit public l'année prochaine, alors sa signature sera dévalorisée". /Photo prise le 25 juillet 2012/REUTERS/Charles Platiau

Le futur premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a estimé que les 3% n’étaient pas “un chiffre tabou” et a jugé “pas essentielle” la question de savoir en quelle année ils seraient atteints.

“Il a tort de douter quant à la croissance car je pense que la croissance que nous espérons pour 2013 sera bien celle-là”, a dit Jérôme Cahuzac sur RTL, à propos de la hausse de 0,8% du PIB attendue par le gouvernement, plus optimiste que les prévisions d’économistes.

“Surtout, il ne doit pas oublier, personne ne doit oublier que si la France ne respecte pas sa parole, c’est-à dire n’atteint pas cet objectif de 3% de déficit public l’année prochaine, alors sa signature sera dévalorisée”, ce qui se traduirait par une hausse de ses coûts d’emprunt, a-t-il ajouté.

Le gouvernement prévoit un effort de redressement budgétaire global de 37 milliards d’euros pour ramener le déficit public de 4,5% à 3% du PIB l’an prochain, avec le risque de devoir faire plus si la croissance économique fait défaut.

Le président de l’Assemblée nationale, le socialiste Claude Bartolone, a plaidé pour un allègement des exigences européennes en matière de réduction des déficits, soutenu en ce sens par le porte-parole du Parti socialiste, David Assouline.

“Nous n’envoyons pas de poissons-pilotes à Bruxelles”, a-t-on déclaré lundi à Matignon, réfutant l’interprétation selon laquelle l’exécutif testerait la réaction de la Commission européenne ou des marchés sur ce point.

Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

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