September 11, 2012 / 7:28 AM / 6 years ago

Les couacs au gouvernement, c'est terminé, dit Jean-Marc Ayrault

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a fait écho mardi au président François Hollande en affirmant que les “couacs” provoqués par certains ministres de son gouvernement, c’était “terminé”.

Invité sur Europe 1, le chef du gouvernement s’est dit déterminé à mettre en oeuvre le programme du chef de l’Etat sans se préoccuper de son sort personnel, s’il devait échouer.

Ces dernières semaines ont été marquées par une impression de cacophonie au gouvernement, où des ministres ont fait des déclarations intempestives ou fait publiquement part de certains désaccords.

“Quelques-uns ont fait leur apprentissage et parfois se sont laissé aller à des commentaires qui n’avaient pas grand-chose à voir avec leur ministère”, a dit Jean-Marc Ayrault.

“C’est terminé. Je crois que les choses sont claires”, a-t-il ajouté. “Ce qui compte, c’est de se concentrer sur la mission qui est la nôtre”.

Sa formule rappelle celle employée dimanche par François Hollande sur TF1 : “C’est fini”.

Le Premier ministre a dit être conscient que son sort pourrait être lié au succès, ou non, de la mise en oeuvre de “l’agenda du redressement 2014” fixé par François Hollande.

“Bien sûr, quand on est Premier ministre, je le sais depuis le début”, a-t-il dit. “Mais je ne me pose pas chaque matin la question, ‘qu’est-ce que je pourrais faire pour plaire ou déplaire ?’”

“Je ne suis pas en train de réfléchir à mon sort personnel, ce n’est pas mon sujet”, a-t-il insisté.

“J’ai une feuille de route : le programme du président (...) Moi j’ai la responsabilité de la mise en oeuvre de ces engagements. J’ai bien l’intention, sans hésitation, sans état d’âme, avec conviction et détermination, de le faire”.

Jean-Marc Ayrault a décrit François Hollande comme un “patron”.

“Le président veut rester simple et en même temps il veut incarner une fonction”, a-t-il dit. “À l’Elysée il y a un patron, un président. Cela va permettre d’avancer car ce que nous voulons c’est réussir, pas pour nous, mais pour la France.”

En cette rentrée difficile, quatre mois après l’entrée en fonction du nouvel exécutif, “on est passé à un étape différente”, a encore estimé le Premier ministre.

“Le président assume avec courage, sincérité mais détermination la mission qu’il s’est fixée et que les Français lui ont confié : le redressement du pays dans la justice”, a-t-il ajouté.

Elizabeth Pineau, édité par Patrick Vignal

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below