September 7, 2012 / 7:33 AM / 6 years ago

Une piste de différend familial dans la tuerie d'Annecy

ANNECY, Haute-Savoie (Reuters) - Les enquêteurs chargés d’élucider quatre meurtres commis près d’Annecy examinent notamment la piste d’un différend familial entre deux frères de la famille, a déclaré vendredi le procureur Eric Maillaud.

Route de la Combe d'Ire, bloquée par les gendarmes. Aucune faute n'a été commise en Haute-Savoie même si les gendarmes ont mis huit heures à découvrir une fillette de quatre ans vivante en-dessous de certains des cadavres de quatre personnes, après une tuerie inexpliquée, a dit vendredi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls. Il a ajouté que toutes les pistes étaient examinées. /Photo prise le 6 septembre 2012/REUTERS/Robert Pratta

Trois des quatre personnes retrouvées mortes mercredi par un cycliste dans et près d’une voiture sur un parking isolé au bout de la route forestière de la Combe d’Ire, sur les hauteurs du lac d’Annecy, sont vraisemblablement membres d’une même famille britannique originaire d’Irak en vacances dans la région, selon des passeports aux mains de la justice.

La quatrième victime est un habitant de la région qui semble être passé sur les lieux au mauvais moment. Une fillette qui aurait sept ans, frappée à de multiples reprises, a survécu, ainsi qu’une petite fille de quatre ans, cachée dans la voiture.

Eric Maillaud a déclaré à Reuters que toutes les pistes étaient explorées, dont un litige lié à un différend familial entre l’homme abattu dans son véhicule et son frère.

“Nous avons reçu de la part des autorités britanniques l’information selon laquelle il y avait un litige sur fond d’argent entre deux frères de cette famille”, a-t-il dit.

“C’est une piste d’enquête intéressante mais au même titre que bien d’autres”, a-t-il ajouté.

Le propriétaire du véhicule, un break BMW, est un Britannique de 50 ans né à Bagdad, Saad al Hilli, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Son passeport a été retrouvé par les enquêteurs français.

Eric Maillaud a estimé jeudi qu’il était encore en l’état impossible d’être totalement catégorique sur le fait que l’homme tué dans la voiture est bien cette personne, Britannique d’origine irakienne qui résidait en Grande-Bretagne “depuis au moins 2002”.

AUTOPSIES CE VENDREDI

Les enquêteurs pensent cependant que Saad al Hilli, qui habitait Claygate, dans le Surrey, au sud de Londres, est bien l’homme qui a été tué.

Les autopsies des quatre corps seront effectuées à partir de 14H00 ce vendredi et Eric Maillaud donnera à 17H00 une conférence de presse pour en donner les résultats partiels, qui pourraient confirmer l’identité des victimes.

Outre la mère présumée de l’enfant, une autre femme, plus âgée, vraisemblablement la tante ou la grand-mère des fillettes, a été tuée. Un passeport suédois semblant lui correspondre a été retrouvé.

La petite fille de quatre ans, retrouvée indemne sous les jupes de sa mère présumée huit heures après l’arrivée de forces de l’ordre sur la scène du crime, devrait être réentendue ce vendredi, a ajouté le procureur.

L’autre fillette, qui a été touchée par balle à l’épaule et frappée violemment à la tête, était toujours plongée dans le coma ce vendredi mais ses jours ne sont plus en danger.

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a estimé qu’aucune faute n’avait été commise même si les gendarmes ont mis huit heures pour découvrir la fillette de quatre ans vivante.

“Je ne participerai pas de ce type de polémique inutile ou injustifiée. Il faut (que les enquêteurs et experts - NDLR) poursuivent leur travail et je pense qu’il n’y a eu aucune faute”, a-t-il dit vendredi sur RTL.

Selon Julien Stedman, le comptable de Saad al Hilli cité par Sky TV, ce dernier travaillait pour une entreprise fabriquant des petits satellites civils et a travaillé pour Airbus.

Antony Paone, Catherine Lagrange, avec Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

Enquête des gendarmes au camping de Saint-Jorioz, près d'Annecy (Haute-Savoie). Parmi différentes pistes, les enquêteurs chargés d'élucider quatre meurtres commis près d'Annecy examinent notamment celle d'un différend familial entre deux frères de la famille. /Photo prise le 6 septembre 2012/REUTERS/Robert Pratta

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