August 19, 2012 / 7:37 PM / 6 years ago

Défilé à Bruxelles contre la libération de l'ex-femme de Dutroux

BRUXELLES (Reuters) - Environ 2.000 personnes ont défilé dimanche à Bruxelles pour exprimer leur opposition à la possible remise en liberté de l’ex-femme et complice du pédophile belge Marc Dutroux.

Pol Marchal (au centre), père de l'une des victimes du pédophile belge Marc Dutroux, lors d'une manifestation à Bruxelles contre la possible remise en liberté de son ex-femme. Le tribunal d'application des peines a décidé fin juillet de placer Michelle Martin, en liberté conditionnelle dans un couvent et, le procureur général ayant fait appel, la cour de cassation doit se prononcer le 28 août. /Photo prise le 19 août 2012/REUTERS/Sebastien Pirlet

Le tribunal d’application des peines de Mons a décidé fin juillet de placer Michelle Martin, qui a purgé 16 des 30 ans de prison auxquels elle a été condamné, en liberté conditionnelle dans un couvent, ce qui a soulevé un tollé. Le procureur général a fait appel de cette décision et la cour de cassation doit se prononcer le 28 août.

Les crimes de Marc Dutroux, arrêté en 1996 puis reconnu coupable de l’enlèvement et du viol de six fillettes, dont deux ont été tuées de ses mains tandis que deux autres sont mortes de faim, continuent à hanter la Belgique. Il a été condamné à la prison à perpétuité.

“Nous voulons une réforme fondamentale du système judiciaire (...) et plus de place pour les victimes”, a déclaré Jean-Denis Lejeune, père de l’une des victimes, s’adressant aux manifestants qui ont bravé la canicule.

En Belgique, les détenus ayant effectué un tiers de leur peine peuvent bénéficier d’une remise en liberté conditionnelle s’ils répondent à certaines conditions.

“Pour être efficace, la politique pénale doit, en plus des peines, proposer des mesures positives aux condamnés, des mesures qui sont contrôlées et respectées”, a plaidé Hervé Louveaux, président du syndicat de la magistrature.

Dans un entretien publié samedi par Le Soir, d’Annemie Turtleboom, ministre de la Justice, indique que son cabinet a finalisé un projet de loi visant à introduire des peines incompressibles.

La possible remise en liberté de Michelle Martin a déjà donné lieu à cinq manifestations à Malonne, village situé à 60 km au sud-est de Bruxelles, où se trouve le couvent des Clarisses qui pourrait l’accueillir. Le bâtiment est voisin d’une école maternelle.

Jean-Philippe Lefief pour le service français

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