August 14, 2012 / 10:03 AM / 6 years ago

François Hollande promet des moyens contre les violences

PIERREFEU-DU-VAR, Var (Reuters) - L’Etat mettra en oeuvre les moyens nécessaires pour lutter contre les violences et l’insécurité, a promis mardi François Hollande au lendemain d’une nuit d’émeutes à Amiens (Somme), où des policiers ont essuyé des tirs d’armes à feu.

En déplacement à Pierrefeu-du-Var, François Hollande a promis que l'Etat mettrait en oeuvre les moyens nécessaires pour lutter contre les violences et l'insécurité, au lendemain d'une nuit d'émeutes à Amiens (Somme), où des policiers ont essuyé des tirs d'armes à feu. /Photo prise le 14 août 2012/REUTERS/Philippe Laurenson

Le président était en déplacement à Pierrefeu-du-Var, où il a rencontré la brigade à laquelle appartenaient deux femmes gendarmes tuées le 17 juin dernier, une visite qui a été jugée tardive par les familles des victimes.

“Ma présence ici était à la fois une nécessité, un soutien que je voulais apporter, mais également une marque de confiance à l’égard des forces de sécurité et un engagement de faire en sorte que nous puissions agir plus efficacement contre la délinquance et la criminalité”, a-t-il déclaré.

Les deux femmes gendarmes tuées le 17 juin avaient été envoyées au domicile d’un multirécidiviste qui venait d’être libéré après avoir été jugé pour des violences sur sa mère, dans le cadre d’une affaire de vol.

Après une bagarre, l’homme s’était emparé de l’arme d’une des gendarmes et avait tiré deux coups de feu sur Audrey Berthaut avant de poursuivre sa collègue Alicia Champion dans la rue et de tirer six balles dans sa direction.

Accompagné du ministre de l’Intérieur Manuel Valls, François Hollande a longuement rencontré les familles des victimes avant de s’entretenir avec les gendarmes.

POUR UN MEILLEUR SUIVI DES RÉCIDIVISTES

Actuellement en vacances au fort de Brégançon, dans le village proche de Bormes-les-Mimosas, le président a parfois semblé prendre les accents de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, notamment pour évoquer le cas des récidivistes et demander une application plus rigoureuse de la justice.

“Nous avons là à faire en sorte qu’au-delà des mots, qu’au-delà des annonces, au-delà des lois, nous puissions avoir un dispositif de suivi, de contrôle des individus les plus dangereux”, a dit François Hollande.

“Et notamment ceux qui sont soumis à un contrôle judiciaire et ceux qui ont achevé leur peine mais qui doivent encore être surveillés compte tenu de leur caractère dangereux”, a-t-il dit.

Un homme déjà condamné pour des agressions sexuelles sur des mineurs a été arrêté vendredi pour des faits similaires commis dans plusieurs campings de l’Ardèche.

La visite de François Hollande a été a été jugée trop tardive par les familles des deux femmes gendarmes.

“Pour moi, il est un peu tard. J’aurais préféré qu’il vienne ailleurs, aux obsèques nationales”, a dit Claude Berthaut, père de l’une des victimes, qui préfère évoquer la discrétion du ministre de la Défense Yves Le Drian venu se recueillir sur le cercueil des victimes “sans tambour ni trompette”, ou encore la “sollicitude” du ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

“Pour le reste, aujourd’hui, il est trop tard. Tout ceci n’est qu’une opération de communication et, là, on n’est pas dans le normal”, a conclu Claude Berthaut.

Jean-François Rosnoblet, avec Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

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