June 30, 2012 / 7:24 PM / 6 years ago

François Bayrou se met en retrait mais reste à la tête du MoDem

PARIS (Reuters) - François Bayrou a annoncé samedi qu’il resterait à la tête du MoDem mais qu’il se mettrait en retrait de la vie politique pendant quelques mois afin de “visiter le pays du silence”.

François Bayrou a annoncé samedi lors d'un point presse à l'issue du Conseil national du MoDem qu'il resterait à la tête du parti centriste mais qu'il se mettrait en retrait de la vie politique pendant quelques mois afin de "visiter le pays du silence". /Photo prise le 10 mai 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le président du MoDem, qui a recueilli 9,13% des voix à la présidentielle et a essuyé un cuisant échec aux législatives dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques dont il était député depuis 1986, a suscité un débat au sein de sa formation après avoir annoncé qu’il voterait pour François Hollande au second tour du scrutin présidentiel.

“J’assumerai les responsabilités de président de cette famille politique, et je n’ai jamais eu l’intention de les abandonner ou de les éluder”, a-t-il déclaré samedi lors d’un point presse à l’issue du Conseil national du MoDem.

“Simplement, j’ai indiqué que j’avais l’intention, dans les mois qui viennent, de prendre ce que j’ai appelé du recul. Ça fait dix ans que je suis en première ligne de tous les combats quotidiens, de toutes les bagarres politiques, et c’est, je crois, nécessaire que je trouve une autre approche, une autre manière de m’exprimer (...) C’est bien aussi de visiter le pays du silence”, a-t-il ajouté.

En son absence, les six vice-présidents du MoDem s’exprimeront au nom de la formation politique, a-t-il indiqué.

BAYROU NE VEUT PAS DE “GLISSEMENT”

François Bayrou est par ailleurs revenu sur sa décision de voter François Hollande au second tour de l’élection présidentielle, estimant qu’elle était en partie responsable des résultats “difficiles” du MoDem aux législatives. La formation centriste n’a obtenu que deux élus dans l’hémicycle.

“Selon moi, c’est l’honneur d’un homme politique, c’est même sa mission que de savoir prendre des risques quand il pense que l’essentiel est en jeu”, a-t-il estimé, reconnaissant qu’un débat agitait aujourd’hui les rangs de sa formation politique au sujet de son positionnement politique et de la nécessité d’un éventuel “glissement” à droite ou à gauche.

Le candidat malheureux à la présidentielle et à la députation a dit être de ceux “qui disent ‘il ne faut pas glisser’”.

“Au contraire, stabilisons, enracinons nos racines”, a-t-il dit, se disant prêt à dialoguer et à établir des alliances aussi bien avec des groupes de la majorité présidentielle que de l’opposition.

“Le premier pas vers l’alliance, c’est l’existence”, a-t-il toutefois souligné, confirmant que son mouvement mènerait une grande réflexion sur son organisation et son avenir politique.

Chine Labbé

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