June 28, 2012 / 11:29 AM / 6 years ago

Euro: les Espagnols oublient un peu la crise grâce au foot

par Iain Rogers

Le gardien et capitaine espagnol Iker Casillas fête avec Cesc Fabregas la qualification de la Roja en finale de l'Euro aux dépens du Portugal. Iker Casillas estime que l'accession de l'Espagne, à la finale de l'Euro constitue "une sorte d'oasis" pour un pays plongé dans la crise économique. /Photo prise le 27 juin 2012/REUTERS/Juan Medina

GNIEWINO, Pologne (Reuters) - L’accession de l’Espagne, mercredi, à la finale de l’Euro 2012 constitue “une sorte d’oasis” pour un pays plongé dans la crise économique, estime le gardien de la Roja, Iker Casillas.

Le portier du Real Madrid, qui est aussi le capitaine de la sélection, a une nouvelle fois joué un rôle majeur dans la qualification face au Portugal en arrêtant un penalty lors de la séance de tirs au but (0-0, 4 tab à 2).

Pour lui, les Espagnols doivent savourer chaque bon moment de la compétition tant qu’elle durera, pour tenter au moins temporairement d’oublier leurs soucis.

“C’est curieux ce qui arrive quelquefois. Quelle que soit la gravité de la situation de notre pays, avec la crise et tout ça, le football a constitué une sorte d’oasis qui a permis aux gens d’oublier un tout petit peu”, a-t-il déclaré à la radio Cadena Ser.

“Le football a été source de joie, et nous sommes heureux et ravis de cela. Nous voulons que les gens en profitent au maximum, car ça risque de ne pas se répéter”, a ajouté celui qui, à 31 ans, a gagné le surnom de “saint Iker”.

En battant le Portugal, l’Espagne est devenue le second pays après l’Allemagne à parvenir trois fois de suite en finale d’une grande compétition (Euro et Coupe du monde).

Les Allemands se sont imposés au Championnat d’Europe de 1972 et au Mondial de 1974 avant de s’incliner à l’Euro 1976 face à la Tchécoslovaquie.

En cas de victoire dimanche prochain à Kiev contre l’Allemagne ou l’Italie, les hommes de Vicente del Bosque écriraient donc une nouvelle page de l’histoire du football.

AU BONHEUR DES GOSSES

Iker Casillas n’a pu mercredi soir battre un autre record. La qualification de son équipe sera enregistrée dans les statistiques comme un match nul, alors qu’avec un succès Casillas serait devenu le premier international au monde à compter 100 victoires à son palmarès, lui qui compte 136 sélections.

Le gardien du Real Madrid se souvient de sa joie d’enfant lorsque l’Espagne a remporté en 1992 le tournoi olympique des Jeux de Barcelone. Il avait alors 11 ans et pense au bonheur que lui et ses coéquipiers procurent aujourd’hui aux petits Espagnols.

“Je me souviens de cette médaille d’or en 1992, ce fut incroyable. Imaginez alors ce qu’ils ressentent maintenant. On a connu quatre années exceptionnelles. Les gosses en Espagne ne réalisent pas leur chance de pouvoir vivre tout cela”, dit-il.

Un triomphe historique de la Roja dimanche constituerait aussi une consécration personnelle pour le sélectionneur Vicente del Bosque, mais ce dernier, fidèle à son image, reste en retrait et attribue ce parcours remarquable aux joueurs.

“Je pense qu’il s’agit d’un groupe extraordinaire. Malgré la longue saison que nous avons derrière nous, ils jouent avec une grande générosité et ne ménagent pas leurs efforts. Des joueurs d’une telle qualité feraient de n’importe quel entraîneur un bon entraîneur”, dit-il.

Pascal Liétout pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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