June 27, 2012 / 7:49 AM / 6 years ago

Dominique de Villepin n'exclut pas de réintégrer l'UMP

PARIS (Reuters) - Dominique de Villepin a réaffirmé mercredi qu’il n’excluait pas de réintégrer l’UMP pour y faire valoir “un peu de bon sens et un peu d’exigence” au-delà des intérêts partisans.

Dominique de Villepin a réaffirmé mercredi qu'il n'excluait pas de réintégrer l'UMP pour y faire valoir "un peu de bon sens et un peu d'exigence" au-delà des intérêts partisans. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, qui avait quitté le parti en 2011 pour fonder “République solidaire”, n’a pu se présenter comme il le projetait à l’élection présidentielle faute des 500 parrainages d’élus nécessaires.

Fort discret depuis la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai, il s’est dit prêt sur BFM TV et RMC Info “à parler avec tout le monde” au sein de sa famille politique, qui choisira son chef de file en novembre.

Il a précisé avoir rencontré Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, et s’apprêter à voir Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin.

Prié de dire s’il envisageait de rejoindre les rangs du parti qui fut le sien, Dominique de Villepin a répondu : “Je me pose la question”.

“Est-ce qu’on peut jouer un rôle quand on a le sens de l’intérêt général et peu le sens de l’intérêt partisan?”, s’est-il interrogé.

“J’ai envie de faire valoir un peu de bons sens et un peu d’exigence. Pourquoi pas au sein de l’UMP s’il y a la possibilité de s’y exprimer?”, a-t-il ajouté.

Dominique de Villepin a récusé le débat en cours au sein de l’UMP sur “l’inventaire” des années Sarkozy, expliquant avoir “horreur de régler des comptes après la bataille”. “Il faut un peu de dignité dans la vie politique, soyons rassemblés”.

“J’aurais souhaité que cet inventaire, il soit fait en marchant, tout au long des cinq années. Le gouvernement aurait mieux fait de réfléchir au jour le jour à ce qu’il faisait. Pour faire mieux”, a-t-il commenté.

Farouche opposant de la “droitisation” amorcée dès 2010 par Nicolas Sarkozy avec le discours de Grenoble, il a estimé que sa campagne présidentielle avait montré “des dérives” et qu’une clarification s’avérait nécessaire vis-à-vis du Front national.

“Je ne pense pas que le ‘ni ni’ (ni soutien au FN, ni soutien à la gauche, NDLR) soit la bonne réponse. Le général de Gaulle, jusqu’à Jacques Chirac, avait clairement marqué l’exigence d’un front républicain”, a-t-il souligné.

“Quand la confusion s’installe dans les esprits, la confusion s’installe dans l’action politique, et c’est alors que les pires aventures commencent”, a-t-il prévenu.

Sophie Louet

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