June 20, 2012 / 4:03 PM / 6 years ago

Euro: spectacle et surprise ont jalonné un bon premier tour

par Mike Collett

But du Suédois Zlatan Ibrahimovic sur une reprise acrobatique mardi face à la France de Hugo Lloris et Philippe Mexès, l'un des gestes de classe qui ont marqué un premier tour de l'Euro offrant spectacle et surprises. /Photo prise le 19 juin 2012/REUTERS/Eddie Keogh

DONETSK (Reuters) - Du premier but inscrit par le Polonais Robert Lewandowski lors du match d’ouverture au chef d’oeuvre de Zlatan Ibrahimovic contre la France, en passant par l’élimination des Pays-Bas, le premier tour de l’Euro a offert spectacle et surprises.

Quelques gestes de classe ont animé les rencontres.

La volée retournée de l’Italien Mario Balotelli contre l’Irlande, le doublé de l’Allemand Mario Gomez contre les Pays-Bas ou l’égalisation rageuse de Jakub Blaczszykowski lors du match Pologne-Russie ont marqué les esprits.

Le Suédois Zlatan Ibrahimovic a fermé le ban du premier tour sur une reprise acrobatique qui a fini de clouer la France au sol dans un match où elle n’avançait pas, mardi soir.

Les matches ont été tendus, parfois enthousiasmants à l’image de la première sortie de la Russie, victorieuse 4-1 de la République tchèque mais finalement éliminée dès la phase de groupe.

La disparition prématurée des Russes, pourtant favoris de leur groupe, n’est cependant pas la plus grosse sensation du premier tour.

D’abord parce que la Grèce, qui les a battus 1-0 dans un match décisif, a pris contre toute attente leur place en quart de finale et se verrait bien rééditer son exploit de 2004, année qui la sacra championne d’Europe.

Ensuite parce que les Pays-Bas, vice-champions du monde en titre, n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes ou, plutôt, l’ombre d’une équipe.

Rongés par l’individualisme et les difficultés de certains joueurs au sortir d’une saison décevante - Arjen Robben, qui a manqué un pénalty en finale de la Ligue des champions, ou Wesley Sneijder, loin du niveau qui était le sien il y a deux ans - les Pays-Bas ont subi trois défaites en trois matches.

Comme il y a quatre ans, quand la Suisse et l’Autriche s’étaient partagées la compétition, les coorganisateurs en ont déjà fini avec leur tournoi. Ni la Pologne ni l’Ukraine n’ont pourtant démérité.

La première s’est accrochée et n’a jamais baissé les bras, faisant honneur à son statut d’hôte malgré son rang de moins bonne équipe du plateau.

La seconde a rêvé pendant au moins un match après avoir assisté au retour en grâce de son idole Andreï Chevtchenko, 35 ans et auteur d’un doublé d’entrée contre la Suède.

La météo s’est même invitée au spectacle avec un orage d’une rare violence qui a provoqué l’interruption pendant 55 minutes du match entre l’Ukraine et la France à Donetsk.

RÉVÉLATIONS

Si toutes les affiches n’ont pas été mémorables, le public présent dans des stades pleins n’a pas assisté à un seul 0-0.

Cet Euro s’est avéré très homogène et constamment digne d’intérêt, ce qui sera sans doute moins le cas dans quatre ans, après le passage de 16 à 24 équipes qui élargira les horizons.

Réussi sur les terrains, le tournoi l’est aussi en coulisses malgré les incidents survenus dans les tribunes, par la faute, le plus souvent, de supporters visiteurs.

Les doutes exprimés depuis l’attribution de l’organisation à la Pologne et à l’Ukraine en 2007 et perceptibles jusqu’à la veille de la cérémonie d’ouverture, ont été globalement balayés.

A l’exception de cas isolés de racisme ou de heurts sur fond de nationalisme, et du boycottage par les dirigeants occidentaux en raison d’un différend politique avec l’Ukraine, l’Euro s’est jusqu’à présent bien déroulé.

Ce calme en dehors du rectangle vert a permis aux acteurs du jeu d’accaparer la lumière.

Ainsi en est-il allé de Chevtchenko, bien sûr, mais aussi de joueurs moins célèbres comme le Croate Mario Mandzukic, triple buteur d’une équipe éliminée malgré trois bons matches.

A l’instar de l’attaquant de Wolfsburg, d’autres ont peut-être donné un coup d’accélérateur à leur carrière.

Le milieu offensif Alan Dzagoiev, lui aussi auteur de trois buts, est de ceux-là.

Le latéral de l’équipe de France Mathieu Debuchy, dont le talent franchit doucement les frontières de l’Hexagone, ou celui des Pays-Bas Jetro Willems, plus jeune joueur à commencer une rencontre dans l’histoire de l’Euro, ont aussi été remarqués.

Les grandes stars du football continental n’ont pas toutes été à leur avantage mais elles seront pour la plupart présentes en quart de finale.

L’Anglais Wayne Rooney, enfin revenu de suspension, défiera l’Italie du toujours brillant Andrea Pirlo et du fantasque Balotelli.

L’Espagnol Andres Iniesta a éclaboussé de son talent les trois matches des champions d’Europe en titre, mais la France espère que Karim Benzema lui volera enfin la vedette samedi.

Le Portugais Cristiano Ronaldo s’est réveillé avec fracas pour qualifier les siens d’un doublé décisif contre les Pays-Bas et l’obstacle tchèque ne semble pas en mesure de l’arrêter.

Quant à l’Allemand Mario Gomez, il a fait la preuve qu’il pouvait aussi être décisif en équipe nationale et porte une grande partie des espoirs de titre de la seule équipe à avoir gagné tous ses matches au premier tour.

Gregory Blachier pour le service français

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