June 19, 2012 / 9:58 AM / 6 years ago

Nadine Morano va porter plainte contre l'humoriste Gérald Dahan

Nadine Morano, qui a perdu dimanche son siège de député, va porter plainte contre l'humoriste Gérald Dahan qui l'avait piégée dans une conversation téléphonique diffusée avant le deuxième tour. /Photo prise le 9 mai 2012/REUTERS/Philippe Wojazer

STRASBOURG (Reuters) - Nadine Morano, qui a perdu dimanche son siège de député, va porter plainte contre l’humoriste Gérald Dahan qui l’avait piégée dans une conversation téléphonique diffusée avant le deuxième tour, a-t-on appris auprès de son avocate.

L’imitateur, qui s’était fait passer pour Louis Aliot, le numéro deux du Front national, avait poussé l’ancienne ministre à reconnaître “beaucoup de talent” à Marine Le Pen ou à s’inquiéter que la France “devienne le Liban” si le droit de vote était accordé aux étrangers lors des élections locales.

La plainte sera déposée “au plus tard mercredi”, a dit à Reuters son avocate, Me Aline Vaissier-Catarame.

“Nous allons partir sur une plainte pénale devant le parquet de Nancy, qui s’appuiera sur différents fondements juridiques”, a-t-elle ajouté.

Seront visés l’article 97 du code pénal, qui punit la calomnie et la diffusion de fausses nouvelles ainsi que l’article 226-1, 2 et 8 du code pénal relatif aux atteintes à la vie privée et notamment à la captation et à la diffusion des propos d’une personne sans son consentement.

“Il y a un gros préjudice, un préjudice moral parce qu’il y a quand même une atteinte à la personne et en plus un gros préjudice sur le plan de sa carrière politique, d’autant plus que cette fausse interview, cette fausse discussion privée, a été tronquée”, a souligné l’avocate.

Nadine Morano avait réagi à la diffusion de ses propos, vendredi dernier sur l’antenne de Sud Radio, en affirmant que les coupes effectuées dans l’enregistrement dénaturaient sa pensée et en dénonçant “une opération politique”.

L’ancienne ministre de la Formation professionnelle se réserve la possibilité d’engager une action au civil, en cas d’échec devant la juridiction pénale, mais n’envisage pas, en revanche, de contester le résultat du scrutin devant les tribunaux, a encore indiqué Me Vaissier-Catarame.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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