June 19, 2012 / 9:28 AM / 6 years ago

Le PS cherche un consensus sur le "perchoir"

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste cherche un “consensus” sur la présidence de l’Assemblée nationale, a déclaré mardi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault face à la multiplicité des candidatures qui risque de provoquer un affrontement au sein de la nouvelle majorité.

Claude Bartolone a balayé l'argument de la parité invoqué par Elisabeth Guigou pour justifier sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale, qu'il brigue également, à l'instar de Jean Glavany. "Si d'un seul coup la parité était avancée comme cela, il faudrait mettre dans la Constitution que lorsque le président de la République est un homme, le Premier ministre est une femme", a-t-il déclaré mardi sur Europe 1. /Photos prise les 18 et 19 juin 2012/REUTERS/Philippe Wojazer

“Je ne m’en mêle pas”, a-t-il dit lors d’un conseil national du PS, le “parlement” du parti, à l’Assemblée nationale.

Mais l’ancien chef du groupe socialiste à l’Assemblée pendant 15 ans a montré que le sujet ne lui était pas du tout indifférent lorsqu’il a ajouté : “Je laisse les choses se décanter. On cherche le consensus.”

Le groupe socialiste choisira jeudi après-midi son candidat et l’élection au “perchoir” se déroulera le 26 juin.

Marylise Lebranchu, ministre du gouvernement Ayrault, serait fortement sollicitée par les responsables socialistes pour être candidate au “perchoir” en raison du consensus qui pourrait se faire autour d’elle.

Mais la ministre de la Fonction publique a réaffirmé mardi à Libération.fr sa volonté de rester au gouvernement. “Je n’ai pas changé de position”, a-t-elle dit.

Selon une source gouvernementale, de la décision finale de Marylise Lebranchu dépendra l’ampleur du prochain remaniement gouvernemental. “Ca va bouger sur deux ou trois personnes, ça dépend notamment de Lebranchu”, a-t-on expliqué.

Le scrutin est devenu plus ouvert depuis la défaite en Charente-Maritime de Ségolène Royal, candidate à la succession de l’UMP Bernard Accoyer avec le soutien de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre avait estimé que la désignation d’une femme serait un symbole important.

Trois candidats sont pour l’instant officiellement en lice : Claude Bartolone, Jean-Glavany et Elizabeth Guigou.

Le premier, député de Seine-Saint-Denis, qui avait soutenu Martine Aubry pour la primaire d’investiture socialiste, estime avoir “le caractère et le profil pour pouvoir occuper ce poste”.

L’ancien ministre de la Ville a mis en avant son expérience de responsable politique - “je sais ce qu’est le devoir d’une majorité” - et de député “qui a connu la majorité absolue et l’opposition absolue”.

UNE FEMME ET DEUX HOMMES

Il a dit savoir “ce qui doit être fait pour faire respecter l’Assemblée nationale, en faire un pivot démocratique” et souligné qu’il n’était “à la recherche ni d’un strapontin, ni d’un prix de rattrapage”.

Jean Glavany, ancien ministre de l’Agriculture et député des Hautes-Pyrénées, est lui aussi “candidat à la candidature” en se présentant comme le candidat de “toute la France” et pas seulement de la Seine-Saint-Denis.

L’ancienne ministre de la Justice Elizabeth Guiguou, qui s’est quant à elle déclarée sur RMC et BFMM TV “disponible, motivée, et je crois plutôt bien préparée. Prête”, joue quant à elle surtout sur le fait qu’elle est une femme.

“Je suis motivée parce que je pense qu’il faut vraiment donner un vrai signal pour féminiser l’Assemblée nationale.(�) Je pense qu’il faut vraiment se battre pour la parité parce que c’est l’équilibre”, a-t-elle expliqué.

Un peu plus tôt, sur France Inter, l’élue de Seine-Saint-Denis avait estimé qu’elle pourrait être “un très beau symbole”.

Elle a précisé sur Europe 1 qu’elle présenterait sa candidature “si les conditions d’un dispositif général équilibré sont établies” d’ici jeudi.

Jean Glavany et Claude Bartolone ont senti le danger et se sont efforcés, pratiquement dans les mêmes termes, de dénoncer un choix qui se ferait uniquement en regard de la parité.

“Si d’un seul coup la parité était avancée comme cela, il faudrait mettre dans la Constitution que lorsque le président de la République est un homme, le Premier ministre est une femme”, a déclaré mardi sur Europe 1 Claude Bartolone.

Sophie Louet et Gérard Bon, avec Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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