June 18, 2012 / 8:49 AM / 6 years ago

Hollande face aux défis de l'Europe et des comptes français

PARIS (Reuters) - Fort d’une majorité absolue à l’Assemblée, François Hollande affronte une rafale de rendez-vous internationaux - au G20 puis en Europe - pour tenter d’enrayer la crise de la zone euro, avant de se pencher sur une situation économique tendue.

Fort d'une majorité absolue à l'Assemblée, François Hollande affronte une rafale de rendez-vous internationaux - au G20 puis en Europe - pour tenter d'enrayer la crise de la zone euro, avant de se pencher sur une situation économique tendue. /Photo prise le 12 juin 2012/REUTERS/Jacques Brinon/Pool

Sur le front budgétaire, l’exécutif attend l’audit préparé par la Cour des comptes, dont la publication est attendue d’ici début juillet, pour ajuster les mesures qui permettront à la France de réduire comme prévu son déficit.

Le prochain budget rectificatif fera la part belle aux hausses d’impôts comme l’a annoncé François Hollande pendant la campagne électorale afin d’atteindre comme prévu un déficit équivalent à 4,5% du produit intérieur brut à la fin de l’année après 5,2% fin 2011.

Ce projet de budget devrait avancer sur le plafonnement et la suppression de niches fiscales, la modulation de l’impôt sur les sociétés au bénéfice des PME et des entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices, la surtaxe sur les banques et les sociétés pétrolières, le retour au barème de l’ISF, la suppression de l’exonération sur les grosses successions et la taxation des revenus du capital comme ceux du travail.

La “TVA sociale” décidée sous le précédent gouvernement sera annulée. Quant à la nouvelle tranche d’imposition à 75% au-dessus d’un million d’euros, elle sera décidée dans un second temps.

Sur le front européen, François Hollande retrouvera vendredi à Rome la chancelière allemande Angela Merkel et les chefs des gouvernements italien et espagnol, Mario Monti et Mariano Rajoy, après un G20 largement consacré à la crise européenne.

TOUS LES POUVOIRS

La réunion du G20 lundi et mardi au Mexique s’ouvrira après la victoire - rassurante pour les Européens - du parti de droite Nouvelle Démocratie en Grèce, où les partis favorables à l’aide financière internationale s’attèlent à la tâche de former un gouvernement majoritaire.

Le président français propose que le Conseil européen des 28-29 juin décide de consacrer rapidement 120 milliards d’euros à la relance de l’économie.

En France, le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a réaffirmé que le pays tiendrait ses objectifs budgétaires malgré le ralentissement de l’activité constaté par la Banque de France, qui estime que l’économie s’est contractée de 0,1% au deuxième trimestre.

“Il y a plusieurs indicateurs, notamment ceux de la Banque de France, qui ont soulevé des questions, nous sommes en train d’ajuster”, a dit Pierre Moscovici dimanche sur France 2. “La France a pris des engagements devant ses partenaires de réduire ses déficits, 4,5% en 2012 (...) et 3% en 2013. Nous tiendrons ces engagements.”

“Je pense qu’on peut tout à fait atteindre ces objectifs sans austérité”, a-t-il ajouté.

Pour le socialiste Jean-Christophe Cambadélis, “la France est dans un sale état, l’Europe aussi”.

“Il va falloir redresser et la France et l’Europe”, a-t-il dit lundi sur Canal+. “Nous avons tous les pouvoirs pour le faire”. “Dans un moment difficile, on ne peut pas faire comme si on avait seul toutes les solutions : il faudra engager le dialogue avec l’opposition, essayer de rassembler le pays”, a-t-il poursuivi.

Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below