June 17, 2012 / 10:43 AM / 6 years ago

Une élection sous tension à La Rochelle

LA ROCHELLE, Charente-Maritime (Reuters) - Ségolène Royal a reconnu dimanche qu’il lui serait impossible de devenir présidente de l’Assemblée nationale alors que les sondages pour le second tour des élections législatives en France la donnent largement battue à la Rochelle face au dissident Olivier Falorni.

Le duel à La Rochelle entre la candidate officielle du Parti socialiste Ségolène Royal et l'ancien secrétaire départemental du parti olivier Falorni, exclu pour avoir refusé de retirer sa candidature, focalise l'attention, donnant aux électeurs une responsabilité de portée nationale à laquelle ils ne s'attendaient pas. /Photo prise le 17 juin 2012/REUTERS/Gonzalo Fuentes

La candidate du Parti socialiste, qui visait une élection au “perchoir” de l’Assemblée dans la foulée d’une victoire en Charente-Maritime, est revenue sur ses ambitions dans un entretien accordé au quotidien espagnol El Pais.

“C’est grillé. Les grands hommes ne le toléreront pas”, a-t-elle glissé au sujet d’une éventuelle candidature, même en cas de victoire dimanche.

A la Rochelle, l’enjeu politique dépasse depuis plusieurs jours le seul intérêt de la 1ère circonscription, au sein de laquelle le maire de la ville, Maxime Bono, ne se représente pas.

Le soutien sur le terrain apporté mardi par la première secrétaire du PS, Martine Aubry, et la secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Cécile Duflot, à Ségolène Royal a été perturbé par un tweet de la compagne du président François Hollande, Valérie Trierweiler, en faveur d’Olivier Falorni.

Ségolène Royal est arrivée en tête au 1er tour le 10 juin avec 32,03% des voix. Deux sondages la donnent néanmoins battue par Olivier Falorni en faveur duquel des dirigeants de droite ont appelé à voter, arguant de sa “citoyenneté” charentaise-maritime.

Peu après 08h00 GMT, Olivier Falorni a voté dans une petite salle de la rue du Vélodrome.

“S’est posée la question de la candidature unique. Je dois avouer que ce débat m’a sidéré. Aujourd’hui les électeurs peuvent utiliser leur droit élémentaire, celui de choisir leur député. C’est ma première victoire”, a-t-il dit à des journalistes.

Ce duel de frères ennemis, entre la candidate officielle du PS et l’ancien secrétaire départemental du parti, exclu pour avoir refusé de retirer sa candidature face à ce qu’il a appelé un “parachutage”, focalise l’attention, donnant aux électeurs une responsabilité de portée nationale à laquelle ils ne s’attendaient pas.

En fin de matinée, Ségolène Royal a voté sous les applaudissements dans la salle de l’Oratoire en plein centre-ville.

“C’est une journée un peu tendue, ensoleillée en tout cas”, a-t-elle dit. “J’espère jusqu’au bout que ça va le faire dans les urnes, les jeux sont faits, on verra”.

Claude Canellas, édité par Matthias Blamont

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