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Près de 4.000 manifestants pour l'arrêt Fessenheim

PARIS (Reuters) - Près de 4.000 personnes ont manifesté dimanche dans le Haut-Rhin pour demander la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne de France, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.

Près de 4.000 personnes ont manifesté dimanche dans le Haut-Rhin pour demander la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne de France. La manifestation s'est déroulée dans une ambiance "très bon enfant" sur une île proche de la centrale, selon la gendarmerie. /Photo prise le 10 avril 2011/REUTERS/Vincent Kessler

La manifestation s’est déroulée dans une ambiance “très bon enfant” sur une île proche de la centrale, a-t-on ajouté, en précisant que la majorité des manifestants venait d’Allemagne.

Les militants antinucléaires français et ceux venus d’Allemagne toute proche redoublent de critiques envers la centrale depuis l’accident nucléaire de Fukushima, au Japon.

Près de 10.000 personnes avait manifesté fin mars pour demander sa fermeture.

En réaction à l’accident survenu au Japon après un séisme et un tsunami le 11 mars, l’Allemagne a mis à l’arrêt ses sept réacteurs construits avant 1980.

Mise en service en 1977, la centrale de Fessenheim, qui possède deux réacteurs de 900 mégawatts chacun, a été bâtie sur une zone sismique.

Un tremblement de terre d’une intensité évaluée à 6,2 sur l’échelle de Richter avait détruit la ville suisse de Bâle, située à 40 kilomètres, le 13 octobre 1356.

La centrale de Fessenheim a été conçue pour résister à un séisme d’une énergie cinq fois supérieure - soit 6,7 - avec un épicentre situé au plus près.

Comme toutes les centrales françaises, elle doit faire l’objet d’un audit décidé après l’accident de Fukushima.

Ses réacteurs font également actuellement l’objet de leur troisième visite décennale qui doit déterminer s’ils peuvent fonctionner dix ans de plus. Le verdict doit être rendu avant juin pour le premier réacteur et en 2012 pour le second.

Un collectif d’associations et de collectivités locales suisses, allemandes et françaises qui demandait la fermeture de la centrale a été débouté le mois dernier par la justice.

Jean-Baptiste Vey

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