September 1, 2010 / 7:44 PM / 8 years ago

Martine Aubry aurait demandé l'expulsion de Roms près de Lille

PARIS (Reuters) - Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, a saisi la justice fin juillet pour demander, en tant que présidente de la Communauté urbaine de Lille, l’expulsion par la force de Roms qui occupaient un terrain à Villeneuve d’Ascq, selon un document publié par Le Figaro.

Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, a saisi la justice fin juillet pour demander, en tant que présidente de la Communauté urbaine de Lille, l'expulsion par la force de Roms qui occupaient un terrain à Villeneuve d'Ascq, selon un document publié par Le Figaro. /Photo prise le 29 août 2010/REUTERS/Stéphane Mahé

Le quotidien publie jeudi la requête adressée par son avocat, Me Maurice-Alain Caffier, au tribunal de Lille le 19 juillet, la décision de justice qui fait droit à cette demande et le procès-verbal de réquisition de la force publique décidé pour mener à bien l’expulsion.

“Depuis quelques jours, plusieurs véhicules et caravanes se sont installés (à Villeneuve d’Ascq - NDLR), sans droit ni titre. (...) Il s’agit là d’une violation flagrante du droit de propriété, cette installation sauvage risque d’être à l’origine de difficultés et troubles de voisinage et il y a urgence à ordonner leur expulsion”, lit-on dans la requête de l’avocat de Martine Aubry.

La dirigeante socialiste s’est vivement opposée à la campagne commencée fin juillet par le gouvernement et qui consiste à renvoyer des groupes de Roms en Roumanie. Cette mesure a été décidée après un fait divers impliquant des Manouches de nationalité française.

Martine Aubry estime que cette campagne pose un problème moral, puisqu’une catégorie de population est visée en tant que telle et se voit imputer une responsabilité collective. Elle voit dans cette initiative une tentative de diversion aux problèmes économiques et judiciaires de la majorité.

La majorité UMP juge cette position hypocrite et le Premier ministre François Fillon a évoqué lundi dernier, à l’appui de cet argument, la démarche judiciaire de Martine Aubry.

Les proches de Martine Aubry ont répliqué que l’évacuation d’un camp pouvait se révéler nécessaire pour des raisons de sécurité mais qu’elle ne pouvait être assimilée à une expulsion du territoire français. Les demandes d’évacuation sont gelées désormais, du fait de la campagne gouvernementale, précise la majorité de gauche de Lille.

Le maire de Lille a déclaré mercredi à la presse qu’elle demandait désormais au préfet de ne plus procéder au démantèlement de camps sur le territoire de sa communauté urbaine.

Thierry Lévêque, édité par Philipe Bas-Rabérin

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