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Florence Woerth veut être entendue par le parquet

PARIS (Reuters) - Florence Woerth, l’épouse du ministre du Travail éclaboussé par l’affaire Bettencourt, a demandé au parquet de Nanterre à être entendue dans les meilleurs délais, a annoncé jeudi son avocat.

Florence Woerth, l'épouse du ministre du Travail éclaboussé par l'affaire Bettencourt, a demandé au parquet de Nanterre à être entendue dans les meilleurs délais. Elle souhaite "pouvoir contester, point par point, les allégations diffamatoires dont elle a été victime", a déclaré son avocat. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

Elle a écrit au procureur de Nanterre, Philippe Courroye, “afin de lui décrire les conditions de son embauche et les fonctions qu’elle a exercées”, a dit Me Antoine Beauquier dans un communiqué.

Florence Woerth souhaite être entendue pour “pouvoir contester, point par point, les allégations diffamatoires dont elle a été victime”, a précisé l’avocat à Reuters.

Il a souligné que le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, pouvait faire vérifier par les enquêteurs certains points la mettant en cause et ainsi lui permettre de démontrer qu’il s’agissait d’informations erronées.

“On a dit qu’elle avait un chalet en Suisse alors qu’il s’agit d’un appartement de 60 m2 à Chamonix, en Haute-Savoie”, a-t-il dit.

Florence Woerth a démissionné fin juin de la société Clymène, gérant de fortune de l’héritière de L’Oréal Liliane Bettencourt, en raison des pressions de l’opposition dénonçant un conflit d’intérêt entre ses fonctions et celle de son époux, ministre du Budget puis du Travail.

La gauche soupçonne Eric Woerth d’avoir fermé les yeux sur des opérations d’évasion fiscale de Liliane Bettencourt. Florence Woerth a assuré qu’elle n’était pas informée de ces faits tout en reconnaissant, dans une interview, avoir “sous-estimé ce conflit d’intérêt.”

Des médias se sont interrogés sur les conditions dans lesquelles Florence Woerth a créé une écurie hippique à Chantilly, près de Paris, avec des épouses de grands patrons français.

L’hebdomadaire l’Express explique le succès de l’écurie, dont le capital serait passé de 37.500 euros à 360.000 euros, par la passion des chevaux mais aussi “le goût de la défiscalisation.”

Antoine Beauquier souligne que 30% de la population de Chantilly, dont Eric Woerth est maire, vit de l’entraînement des chevaux de course. “Ce n’est donc pas étonnant, quand on vit à Chantilly, qu’on s’intéresse aux chevaux de course”, dit-il.

L’avocat précise que Florence Woerth “possède deux actions de 7.500 euros chacune de l’écurie aux côtés de 27 autres personnes, propriétaires en tout de deux chevaux”.

“Ca ne rapporte rien à ma cliente”, ajoute-t-il.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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