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Sport

Tennis: Andre Agassi avoue avoir consommé de la méthamphétamine

DOHA (Reuters) - Andre Agassi, vainqueur de huit tournois du Grand Chelem, reconnaît dans une autobiographie avoir consommé de la méthamphétamine en 1997 à une époque où sa carrière était au plus bas.

L'ancien champion américain Andre Agassi (ici lors d'un match d'exhibition contre son compatriote Pete Sampras à Macao) reconnaît dans une autobiographie à paraître en novembre avoir consommé de la méthamphétamine en 1997 à une époque où sa carrière était au plus bas. /Photo prise le 25 octobre 2009/REUTERS/Bobby Yip

Dans cet ouvrage, à paraître en novembre, l’ancien champion américain explique également avoir menti pour échapper à une sanction après un contrôle antidopage positif cette même année.

L’ATP, qui gère le tennis professionnel masculin, n’a pas commenté directement cette révélation, se contentant de rappeler par communiqué sa politique antidopage.

Francesco Ricci Bitti, président de la Fédération internationale de tennis (ITF), s’est en revanche dit “surpris et déçu”.

Drogue synthétique parfois qualifiée de récréative, la méthamphétamine agit comme stimulant du système nerveux central.

Dans cet ouvrage intitulé “Open: An Autobiography” et qui doit paraître le 9 novembre, Agassi, 39 ans, évoque cette période difficile de sa carrière.

Des extraits sont publiés par le Times.

“Slim (son assistant) verse un petit monticule de poudre sur la table. Il la coupe, la sniffe. Il la coupe à nouveau. J’en sniffe. Je m’enfonce dans le canapé et je pense au Rubicon que je viens de franchir”, écrit Agassi, qui était alors handicapé par une blessure au poignet et souffrait d’un grave manque de confiance en lui.

L’ancien prodige termine l’année 1997 à la 122e place du classement ATP.

Il poursuit: “Il y a un instant de regret, suivi d’une immense tristesse. Arrive ensuite une énorme vague d’euphorie qui balaie toute pensée négative de ma tête. Je ne me suis jamais senti si vivant, si plein d’espoir.”

IMPATIENT DE TOUT RACONTER

Agassi évoque également son mariage avec l’actrice Brooke Shields de 1997 à 1999.

“Je ne peux pas parler de dépendance, mais beaucoup de gens diraient que si vous consommez quelque chose pour vous évader, c’est que vous avez un problème”, dit-il au magazine People qui lui consacre un article sur son site internet mardi.

Après ce passage à vide, l’ancien numéro un mondial effectue un remarquable retour vers les sommets de la hiérarchie du tennis à partir de 1998, avec notamment une consécration à Roland-Garros l’année suivante.

Il remporta ensuite l’US Open en 1999 et trois fois l’Open d’Australie en 2000, 2001 et 2003 avant de prendre sa retraite en 2006 à Flushing Meadows.

Contrôlé positif en 1997 pour une substance récréative de classe 2, Agassi se souvient: “Mon nom, ma carrière, tout est en jeu. Tout ce que j’ai accompli, tout ce pour quoi j’ai travaillé pourrait bientôt ne plus rien signifier.

“Quelques jours après (avoir été mis au courant du contrôle), me voilà sur une chaise (...) à écrire une lettre à l’ATP. Elle est truffée de mensonges et parsemée de petits passages de vérité.”

Il explique alors avoir bu un soda contaminé appartenant à son assistant, Slim, lui-même présenté comme un consommateur de drogues. “J’ai honte, bien entendu. Je me promets que ce mensonge est le dernier”, écrit-il.

Agassi, qui est marié avec l’ancienne championne allemande Steffi Graf, estime que ces révélations sur son passé n’affecteront pas l’opinion que les gens ont de lui.

“J’ai été inquiet pendant un moment mais cela n’a pas duré (...) Je laisse transparaître mes émotions et vous pouvez lire mes sentiments sur mon visage. En fait, j’étais impatient de raconter cette histoire à tout le monde”, dit-il.

Avec Simon Evans à Miami, version française Pierre Sérisier, Julien Prétot et Bertrand Boucey

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