August 6, 2009 / 4:37 PM / 9 years ago

Démission des dirigeants de Molex pour la France

TOULOUSE (Reuters) - Deux dirigeants de Molex France ont annoncé leur démission jeudi, quelques heures après la décision prise par le groupe américain de fermer son site de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) à la suite d’incidents entre salariés grévistes et direction.

Cogérant de Molex France, Markus Kerriou a annoncé avoir présenté sa démission de concert avec l’autre cogérant de la société, William Brosnan.

“Nous continuerons à suivre sur place ce dossier mais désormais c’est le groupe Molex, aux Etats-Unis, qui reprend directement le management de cette usine”, a-t-il dit à Reuters.

Markus Kerriou avait indiqué auparavant que la fermeture du site spécialisé dans la fabrication de connecteurs pour l’automobile, annoncée des Etats-Unis par la maison mère pour des raisons de sécurité, était “temporaire”.

Confrontés à cette situation, les salariés, en grève depuis le 7 juillet dans cette usine qui emploie 280 personnes, ont procédé à un vote symbolique de reprise du travail.

“Nous avons voté à l’unanimité la reprise du travail en début d’après-midi, mais nous n’avons pas pu entrer dans l’usine à cause des vigiles,” a déclaré Denis Parise, délégué CGT et secrétaire du comité d’entreprise.

“Nous avons donc fait constater par huissier l’impossibilité pour nous de reprendre notre travail,” a t-il dit, en annonçant son intention de saisir la justice pour obtenir le paiement des salariés malgré la fermeture du site.

CHRISTIAN ESTROSI SATISFAIT

Celle-ci est intervenue après des incidents survenus mardi soir, quand un cadre du groupe venu des Etats-Unis et des agents de sécurité ont été pris à partie par des salariés.

Les premiers disent avoir été attaqués et blessés, ce que contestent les syndicats, qui ont minimisé l’importance des incidents, limités selon eux à quelques jets d’oeufs et une légère bousculade.

Dans un communiqué, le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, s’est félicité de la reprise du travail votée par les salariés et promet une “mobilisation de chaque instant” pour tenter de renouer un dialogue entre Molex et les syndicats.

“Ils viennent de donner ainsi le signe qu’ils sont résolument prêts à donner toutes ses chances au dialogue”, dit-il.

A propos des incidents de mardi, il souligne que leur nature et leur portée seront éclaircies par l’enquête en cours, pour ajouter qu’il a assuré au vice-président de Molex Martin Slark, lors d’un contact, que toutes les dispositions étaient prises par les pouvoirs publics pour protéger les personnes et les biens.

Le ministre appelle les parties à ne pas se servir des incidents de mardi “comme un prétexte à la rupture des discussions”. Il a au passage confirmé la tenue d’une réunion prévue le 25 août à Bercy.

La situation est tendue depuis avril à Molex, après l’annonce d’un projet de fermeture du site qui avait conduit le personnel à séquestrer deux cadres dirigeants.

Elle s’est durcie à nouveau depuis que la direction a fait état en début de semaine de la rupture des négociations avec un éventuel repreneur.

Nicolas Fichot, avec Yann le Guernigou à Paris, édité par Gilles Trequesser

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below