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L'usine Caterpillar de Grenoble en grève, 4 dirigeants retenus

LYON (Reuters) - Quatre membres de la direction de l’usine Caterpillar de Grenoble (Isère), où 733 postes doivent être supprimés, sont retenus dans leur bureau par des dizaines de salariés, apprend-on de source syndicale.

GRÈVE À L'USINE CATERPILLAR DE GRENOBLE

Ces salariés ont réagi de façon spontanée à la rupture des négociations sur les conditions de ces suppressions d’emplois provoquée par l’absence des représentants de la direction à une réunion qui était prévue lundi après-midi avec les syndicats, a expliqué à Reuters Alain Massy, délégué CFDT de cette usine.

Le directeur de l’usine, le directeur des ressources humaines et deux autres responsables du site sont séquestrés depuis le début de matinée “dans une atmosphère bon enfant”, a assuré le délégué CFDT.

Des CRS ont été dépêchés sur le site en début d’après-midi pour tenter de faire évacuer l’usine et délivrer les quatre responsables.

A la suite de l’effondrement de ses commandes, le premier constructeur mondial d’engins de terrassement et de construction a annoncé en janvier la suppression de 22.000 emplois sur 113.000 dans le monde. A Grenoble, le plan de suppression de postes concerne 733 salariés sur 2.700.

Le site grenoblois est perturbé depuis lundi par un mouvement social. “Hier toute la journée, toute l’usine s’est mis en grève, y compris les cols blancs, ce qui n’est pas coutumier”, a précisé Alain Massy.

Les syndicats comptent sur ce mouvement pour faire repartir les négociations, dont ils demandent la reprise sur le site de Caterpillar Grenoble et en présence d’un médiateur nommé il y a une dizaine de jours par le préfet de l’Isère.

Jusqu’à lors, les négociations avaient lieu hors de l’usine, qui a été fermée le 19 mars après des incidents entre une quinzaine de salariés qui occupaient les locaux et des vigiles envoyés par la direction pour les déloger.

“On sent une grande détermination, les gens sont très remontés. Une grève, quand ça dure plus de trois jours, on ne sait pas quand ça s’arrête”, a expliqué le délégué CFDT.

Catherine Lagrange, avec Grégory Blachier à Paris, édité par Gilles Trequesser

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