January 13, 2009 / 6:19 PM / in 10 years

Deux personnes tuées par une forte explosion en Corse

AJACCIO (Reuters) - Deux hommes retrouvés morts en Haute-Corse lundi soir dans un hangar agricole désaffecté pourraient être des poseurs de bombe victimes de leur propre engin, a-t-on appris auprès des services de la sécurité intérieure de l’île.

DEUX CORPS À DEMI CALCINÉS RETROUVÉS EN HAUTE-CORSE

Les deux hommes sont morts déchiquetés par une forte explosion, ont établi mardi les techniciens de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN) venus de Paris.

Les enquêteurs penchent pour l’hypothèse de la préparation d’un attentat qui aurait mal tourné, sans pouvoir dire s’il s’agit d’un contexte lié au banditisme ou aux groupes séparatistes corses.

En début de soirée, une des deux victimes avait été identifiée et son appartenance à la mouvance nationaliste ne serait pas établie pour le moment. Une boîte de nuit appartenant à sa famille avait été détruite par un attentat le mois dernier.

Deux véhicules retrouvés calcinés sur place avaient été récemment volés, ce qui conforte l’idée de la préparation d’un attentat, de même que la découverte de deux armes de poing au milieu des décombres du hangar.

Les pompiers ont d’abord découvert un corps mutilé dans un véhicule incendié sur la commune d’Antisanti. Une seconde victime gisait sur le sol, à proximité.

Trois autres véhicules ont été incendiés. L’agriculteur propriétaire du hangar a été entendu par les enquêteurs.

Une soixantaine de gendarmes au total sont à pied d’oeuvre pour procéder à des investigations.

“Il semble qu’une explosion ait précédé l’incendie ayant fait au moins deux victimes”, a déclaré l’inspecteur général Gilles Leclair, coordinateur des forces de police en Corse. “La première hypothèse de travail mène vers les organisations clandestines, mais seule l’identification des victimes permettra d’en savoir plus”, a-t-il ajouté.

Les enquêteurs pensent que le hangar servait à la confection d’explosifs. Des débris ont été retrouvés sur plus de 200 m.

Ont été appelés sur place un médecin légiste, un spécialiste de l’identification dentaire, des experts en relevés d’ADN ou d’empreintes digitales. Ils travaillent sous la direction d’Alexandre Plantevin, magistrat de la section antiterroriste du parquet de Paris, qui s’est saisie de l’affaire.

Pierre Constantini, avec Thierry Lévêque à Paris, édité par Gilles Trequesser

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