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Enquête et garde à vue pour soupçons de dopage au sein de l’équipe Arkea-Samsic

MARSEILLE (Reuters) - Le parquet de Marseille a confirmé lundi l’ouverture d’une enquête visant “une petite partie” de l’équipe cycliste Arkea-Samsic et le placement en garde à vue de deux personnes après la découverte de médicaments et d’une “méthode pouvant être qualifiée de dopante” lors de perquisitions intervenues lors du Tour de France.

Le parquet de Marseille a confirmé lundi l'ouverture d'une enquête visant l’équipe cycliste Arkea-Samsic et le placement en garde à vue de deux personnes après la découverte de médicaments et d'une "méthode pouvant être qualifiée de dopante" lors de perquisitions intervenues lors du Tour de France. /Photo prise le 3 septembre 2020/REUTERS/Benoit Tessier

“Le parquet de Marseille confirme s’être saisi au titre du pôle santé publique d’une enquête actuellement diligentée par l’Oclaesp (Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique) sur des soupçons de dopage visant une petite partie de l’équipe des coureurs”, indique dans un communiqué Dominique Laurens, procureure de la République de Marseille.

Le communiqué précise que “deux gardes à vue sont en cours dans l’environnement proche du coureur principal”.

Le parquet ne nomme pas ce coureur, mais c’est le Colombien Nairo Quintana qui était le leader de l’équipe Arkea-Samsic sur le Tour de France qui s’est achevé dimanche. Il a fini à une lointaine 17e place au classement général, à plus d’une heure du vainqueur, le jeune Slovène Tadej Pogacar.

“L’enquête vise l’administration et prescription à un sportif sans justification médicale de substance ou méthode interdite dans le cadre d’une manifestation sportive, aide à l’utilisation et incitation à l’usage de substance ou méthode interdite aux sportifs, transport et détention de substance ou méthode interdite aux fins d’usage par un sportif sans justification médicale”, précise le communiqué de la procureure.

Selon le parquet de Marseille, des perquisitions ont permis la “découverte de nombreux produits de santé dont des médicaments dans leurs affaires personnelles, mais également et surtout une méthode pouvant être qualifiée de dopante”.

Emmanuel Hubert, le manager général de l’équipe française, a confirmé par voie de communiqué qu’une perquisition avait “bien eu lieu la semaine dernière au sein de notre hôtel” et ajoute qu’”elle n’a concerné qu’un nombre très limité de coureurs, ainsi que leur entourage proche, non salarié de l’équipe”.

Il relève que “l’équipe, son manager général ainsi que son staff, actuellement cités dans les médias, ne sont absolument pas mis en cause et en conséquence ne sont tenus informés d’aucun élément de près ou de loin, relatif au déroulement de l’enquête, qui je le rappelle ne vise ni l’équipe, ni son staff directement”.

“Nous soutenons bien évidemment nos coureurs, mais s’il s’avérait qu’à l’issue de l’enquête en cours des éléments venaient confirmer la véracité de pratiques de dopages, l’équipe se désolidariserait immédiatement de tels actes et prendrait sans attendre les mesures qui s’imposent pour mettre fin aux liens pouvant les unir avec des méthodes inacceptables et toujours combattues”, ajoute-t-il.

Dans une déclaration à l’agence Reuters, l’Union cycliste internationale (UCI) indique qu’elle “salue et soutient l’action de toutes les autorités impliquées dans cette opération”.

Elle ajoute qu’elle “prendra les mesures qui s’imposent une fois qu’elle aura pris connaissance des éléments obtenus par les autorités judiciaires françaises”.

“L’enquête étant en cours, l’UCI ne fera pas d’autre commentaire à ce sujet.”

Marc Leras avec Julien Prétot à Paris; Édité par Henri-Pierre André

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